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Les agents du SPIP de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis mobilisés pour leurs mutations

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Par , France Bleu Paris

Une dizaine d'agents du service pénitentiaire d'insertion et de probation de Fleury- Mérogis (Essonne) ont distribué des tracts devant la prison ce lundi matin.

Entrée de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis.
Entrée de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. © Maxppp - Jean Pierre N'Guyen

A l'heure de la prise de poste de leurs collègues administratifs ou surveillants et alors que les premières familles attendaient l'ouverture des visites, une dizaine d'agents du SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation) de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, ont manifesté et distribué des tracts, ce lundi 20 janvier, contre le nouveau système de mutation dont ils dépendent désormais.

Depuis le vote de la loi de transformation de la fonction publique, en août, les modalités ont changé explique ainsi Morgane Denoual, secrétaire locale du bureau UFAP-UNSA-justice au sein du SPIP de Fleury-Mérogis. "Jusqu'à présent, nous mutions en fonction des points, de l'ancienneté et des critères sociaux s'il y en avait. Désormais nous muterons au bon vouloir de notre hiérarchie et des directeurs, nous passerons des entretiens et les chefs décideront s'ils veulent ou non de tel ou tel agent." 

10 ans d'attente pour "une place au soleil"

Un nouveau fonctionnement injuste pour les manifestants dont certains attendent depuis 10 ans un poste sur la façade atlantique, abonde Charlotte Le Luyer, représentante eprésentante syndicale CGT insertion et probation. "Fleury c'est souvent un choix par défaut, à la sortie de l'école. Et ce qui fait tenir les collègues c'est de savoir qu'ils vont pouvoir muter, accumuler des points, retourner chez eux ou partir en province. Désormais on est dans l'inconnu et ça créé une source d'angoisse chez les collègues", estime la représentante du personnel.

Pas question de méritocratie, "on mérite tous nos mutations"

"Ils veulent instaurer le même système que dans le privé. Or, nous avons choisi la fonction publique justement pour ses règles transparentes et équitables", regrette-t-elle aussi à titre personnel. Un sentiment partagé par son collègue Vincent. "On est fonctionnaire, on travaille en détention avec les détenus, dans des conditions difficiles, le contexte de radicalisation, de violence en plus, pour un petit salaire. La méritocratie elle est là. On mérite notre place où on le souhaite", estime ce conseiller pénitentiaire d'insertion et probation depuis cinq ans à Fleury-Mérogis.

Une dérogation comme pour les surveillants

Avec cette journée nationale "SPIPs mort", les conseillers espèrent donc obtenir un geste de leur ministère. Plus concrètement, "ils ont accordé une dérogation aux personnels de surveillance, explique Morgane Denoual de l'UFAP-UNSa justice. Nous demandons à bénéficier du même droit."  Un prochain comité technique ministériel doit en décider.

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