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Les anciens patients des centres Dentexia attendent une aide financière

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne mercredi 7 septembre 2016 à 19:58

"Sans dents, mais pas sans voix", les anciens patients de Dentexia défendent leur cause
"Sans dents, mais pas sans voix", les anciens patients de Dentexia défendent leur cause © Maxppp - Joël Philippon

L'horizon s'éclaircit pour les victimes des cabinets low cost dentaires Dentexia, dont l'un des centres en faillite se trouvait à Chalon-sur-Saône.Une réunion est prévue en fin de matinée ce jeudi 8 septembre 2016, au ministère de la Santé, avec les représentants du Collectif contre Dentexia.

Liquidés au printemps dernier, les centres Dentexia ont laissé désemparés des milliers de patients, qui se retrouvaient avec des soins à peine entamés, beaucoup avec des crédits à rembourser pour des traitements inachevés. Certains, dont on avait arraché pratiquement toutes les dents, n'avaient plus les moyens de payer un autre cabinet dentaire. Le Collectif contre Dentexia défend les intérêts de 2.200 personnes, dont plus d'une centaine qui avaient fréquenté le centre de Chalon-sur-Saône.

Des dentistes refusent de reprendre les soins commencés dans les centres Dentexia

En juillet, la ministre de la Santé Marisol Touraine, avait annoncé le déblocage d'une aide financière pour que ces patients puissent reprendre des soins le plus rapidement possible. Il faut aujourd'hui définir les modalités de versement de cette aide, les barèmes, les critères d'éligibilité, les délais. Le Collectif va plaider aussi la cause des patients qui se heurtent au refus de dentistes qui ne veulent pas finir par exemple des implants dont les premières étapes ont été réalisées par les praticiens de Dentexia, dans des conditions jugées douteuses. Ils ne voudraient pas être mis en cause si des complications devaient survenir. Un conseiller en charge de la reprise des soins a été nommé et les représentants du Collectif vont pouvoir le rencontrer aujourd'hui.

Après ce scandale, mais aussi la condamnation du "dentiste de l'horreur" qui avait mutilé des patients dans la Nièvre, à Château-Chinon, l'IGAS, l'Inspection générale des affaires sociales, doit rendre un rapport cet automne sur la situation de la dentisterie en France.

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