Faits divers – Justice

Les autorités bloquent l'accès à cinq sites web faisant l'apologie du terrorisme

France Bleu mardi 17 mars 2015 à 8:45

Cinq sites d'apologie du terrorisme ont été bloqués par les autorités
Cinq sites d'apologie du terrorisme ont été bloqués par les autorités © MaxPPP

C'est une première en France : cinq sites internet accusés de "faire l'apologie du terrorisme" ont vu leur accès bloqué. Le gouvernement a demandé aux fournisseurs d'accès de bloquer tout moyen de se connecter à ces sites. La mesure était incluse dans la loi antiterrorisme, votée en novembre dernier.

Ils s'appellent "Mujahadia 89", "islamic-news" ou encore "Al Hayat Media Center" – ce dernier étant même directement relié à l'Etat Islamique. Ces trois sites, ainsi que deux autres, ont été bloqués par le gouvernement, en fin de semaine dernière, a annoncé le ministère de l'Intérieur lundi soir. Catalogués par la place Beauveau comme des sites "se livrant à l'apologie du terrorisme", ils diffusaient des messages de propagande de l'Etat Islamique , y compris des images de décapitation.

Pour procéder au blocage, l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), qui dépend de la Police judiciaire, a enjoint les fournisseurs d'accès à Internet à couper tous les accès à ces cinq sites . Les FAI concernés ont ensuite eu 24 heures pour se plier à l'invective. "Nous allons voir comment cela va répondre en face ", explique un représentant du ministère de l'Intérieur, qui reconnaît qu'il aurait été plus facile de bloquer directement les hébergeurs des sites, mais que ceux-ci "n'ont pu être identifiés ".

Des dizaines d'autres sites visés

Cette disposition est une première en France, et la seconde application concrète de la loi antiterrorisme votée en novembre 2014, après la confiscation des passeports de six Français qui s'apprêtaient à partir en Syrie. Le ministère de l'Intérieur a annoncé que d'autres opérations allaient viser "plusieurs dizaines " d'autres sites web potentiellement concernés. 

"Ce ne sont pas des sites d'opinion (...) ; l'apologie est un délit, il n'y a aucune ambiguïté possible sur ces sites-là" — Ministère de l'Intérieur

Dans le même temps, cinq autres sites, qualifiés pour leur part de "pédopornographiques" , ont également été bloqués selon le même procédé. 

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