Faits divers – Justice

Les autorités françaises doutent des supposés projets d'attentats de deux Marocains à Metz

Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu samedi 3 septembre 2016 à 18:05

La ville de Metz - vue du plan d'eau sur la cathédrale
La ville de Metz - vue du plan d'eau sur la cathédrale © Maxppp - Arnaud Beinat

Selon un journal marocain, les deux Marocains basés à Metz et expulsés pour radicalisation le 26 août dernier s'apprêtaient à commettre des attentats à Metz. Mais l'information n'est pas du tout confirmée par les autorités françaises, elle est à prendre avec prudence.

A première vue, l'information fait froid dans le dos. Selon un journal marocain, les deux Marocains basés à Metz et expulsés pour radicalisation le 26 août dernier s'apprêtaient à commettre des attentats à Metz. Ce quotidien privé arabophone, "Assabah", fait référence à des lieux précis de Metz où les deux étudiants marocains auraient planifié des attaques, fin août, en centre-ville. Le quotidien marocain cite la place de la République, un restaurant, et une boite de nuit gay, en expliquant que les deux hommes qui logeaient rue de Paris souhaitaient utiliser des armes à feu et des voitures béliers. Mais cette information semble vraiment à prendre avec des pincettes .

"Il n'y a pas de quoi affoler la population messine"

Ce journal marocain ne cite pas ses sources. On ne sait pas d'où vient l'information. En tout cas, pas plus tard que vendredi 2 septembre, le parquet anti-terroriste de Paris a formellement démenti des propos du ministre de l'intérieur marocain qui affirmait que les deux étudiants avaient planifié des attentats en France. Si des preuves avaient été retrouvées lors des perquisitions des appartements des deux hommes, ils n'auraient pas été simplement expulsés vers le Maroc mais auraient subi un long interrogatoire en France.

Du côté de la police, on reste aussi très prudent vis à vis de cette information du journal marocain. "Il n'y a pas de quoi affoler la population messine", glisse une source policière. Même prudence du maire de Metz qui ne veut pas commenter une information non vérifiée. Dominique Gros rappelle que face à la menace d'attentats en France, la ville a fait de gros efforts pour renforcer la sécurité, notamment pour les fêtes de la Mirabelle et pour la rentrée des classes.