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Faits divers – Justice

Les avocats d'Alexandre Benalla dénoncent "l'utilisation médiatique et politique de son action"

lundi 23 juillet 2018 à 17:34 - Mis à jour le mardi 24 juillet 2018 à 8:19 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Pour la première fois depuis le début de l'affaire, les avocats d'Alexandre Benalla se sont exprimés ce lundi. Dans un communiqué envoyé à la presse, ils justifient la présence de leur client place de la Contrescarpe le 1er-Mai et dénoncent "l'utilisation médiatique et politique de son action".

Alexandre Benalla et Emmanuel Macron après le défilé du 14 juillet 2018 à Paris.
Alexandre Benalla et Emmanuel Macron après le défilé du 14 juillet 2018 à Paris. © Maxppp - PHILIPPE WOJAZER / POOL

Alexandre Benalla souhaitait "prêter main forte" aux policiers. C'est ainsi que les avocats de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron justifient la présence et l'intervention de leur client, place de la Contrescarpe, lors des manifestations du 1er-Mai.

Une "initiative personnelle" qui "sert à porter atteinte à la présidence de la République"

Dans un communiqué adressé à la presse ce lundi ils affirment qu'Alexandre Benalla, mis en examen dimanche soir notamment pour "violences en réunion" après la diffusion d'images sur lesquelles on le voit en train de frapper et malmener des manifestants, avait repéré ce jour-là "deux individus particulièrement virulents" et a voulu aider "à la maîtrise de ces personnes", comme l'y autorise l'article 73 du code de procédure pénale

Toujours selon ce communiqué, Alexandre Benalla "a immédiatement rendu compte de son intervention personnelle, qui lui a été vivement reprochée". Selon lui, "cette initiative personnelle (...) sert manifestement aujourd'hui à porter atteinte à la présidence de la République dans des conditions qui défient l'entendement." Alexandra Benalla affirme également dans ce communiqué que son "action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure". 

Selon Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Elysée, l'ex-collaborateur du chef de l'Etat, dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été mis à pied 15 jours en mai et "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président". Il apparaît pourtant sur plusieurs clichés récents aux côtés d'Emmanuel Macron ou du couple présidentiel.

Les manifestants malmenés se constituent parties civiles

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, se sont expliqués ce lundi devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Tous les deux ont renvoyé l'Elysée à ses responsabilités. Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, doit être entendu à son tour par le Sénat, mardi.

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont demandé que le président de la République soit à son tour convoqué par la commission d'enquête parlementaire.

Par ailleurs, les deux manifestants molestés par Alexandre Benalla et un syndicat de policiers ont demandé à être parties civiles dans l'enquête judiciaire en cours. "Ils se sont constitués parties civiles aujourd'hui (lundi, NDLR)" a déclaré à l'AFP Me Sahand Saber, avocat de la jeune femme et du jeune homme filmés place de la Contrescarpe (Ve arrondissement de Paris), confirmant une information de LCI. Ces deux jeunes gens avaient déjà demandé à être entendus par les enquêteurs.