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Faits divers - Justice

Les avocats de Nantes durcissent la grève contre le projet de réforme des retraites

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Par , France Bleu Loire Océan

Les avocats de Nantes ont décidé de reconduire le mouvement de protestation contre la réforme des retraites. Ils continuent à refuser toute activité juridique, et vont mettre en place de nouvelles actions pour interpeller de nouvelles actions, comme des demandes massives de remise en liberté.

Bruno Carriou, bâtonnier de Nantes, fait le point sur les actions des avocats de Nantes contre la réforme des retraites
Bruno Carriou, bâtonnier de Nantes, fait le point sur les actions des avocats de Nantes contre la réforme des retraites © Radio France - Nolwenn Quioc

L'Assemblée générale des avocats de Nantes a décidé ce mardi 21 janvier de reconduire le mouvement de protestation contre la réforme des retraites, auquel les avocats nantais participent depuis le 7 janvier. Ils refusent de voir leur régime autonome de retraites démantelé.

Comme depuis désormais deux semaines, il n'y aura donc pas de consultations, pas de permanences, et pas d'audiences de la part des avocats grévistes, au moins jusqu'à lundi 27 janvier au soir. 

Des justiciables pénalisés

Des actions qui pénalisent évidemment les justiciables, dont certains attendent plusieurs mois, voire plusieurs années, avant de pouvoir obtenir une audience. À Nantes, il faut en moyenne entre deux et trois ans pour passer devant le juge des affaires sociales, entre douze et 18 mois pour les affaires familiales.

Une situation que connait bien Christophe Olivier, délégué régional de l'association SOS Papa Nantes, qui assiste des pères qui souhaitent obtenir la garde de leurs enfants. Elle tient des permanences régulières à Saint-Herblain, deux fois par mois. "Quand on est à 15 mois, 18 mois d'attente, évidemment ça embête certains de nos adhérents, détaille-t-il. À la dernière permanence, il y avait deux papas qui étaient en cours de procédure et qui devaient avoir une audience, l'audience a été reportée. Ils n'ont pas eu de nouvelles dates pour le moment". Des pères désabusés, qui ne sont plus à quelques semaines près.

Bruno Carriou, le bâtonnier de Nantes, comprend bien les désagréments pour les justiciables, mais pour lui il s'agit d'un problème plus global, qui tient aux lenteurs de la justice et du tribunal de Nantes, qui ne dépend pas uniquement de la grève. 

Une quarantaine de demandes de remises en liberté d'un coup

Cette semaine, les avocats ont décidé de diversifier leurs actions. Ils prévoient de déposer, jeudi, près d'une quarantaine de demande de remises en liberté auprès du Tribunal de grande instance, pour des clients actuellement détenus.

Une action dont le but affiché est de provoquer "un embouteillage, voire un blocage de la juridiction pour que les informations remontent jusqu'à la chancellerie" explique Bruno Carriou. "Les juges d'instruction vont devoir se positionner sur les demandes de liberté, et en cas de refus il y a aura un appel systématique qui sera fait devant la cour. Ce qui a vocation à alerter, par le volume qu'il va y avoir à traiter, nos instances.

Les demandes de remise en liberté sont encadrées par des délais extrêmement courts, qui imposent aux juridictions de les traiter dans les délais. À défaut c'est une remise en liberté qui se fait automatiquement - Bruno Carriou, bâtonnier de Nantes

Jusqu'à 10 plaidoiries pour une seule audience

Quitte à remettre en liberté des détenus pour des questions de délai ou de procédure ? "Ce n'est pas l'avocat qui remet en liberté, c'est la juridiction" répond le bâtonnier de Nantes. 

Dans les cas où le tribunal refuserait le report des audiences cette semaine, les avocats nantais envisagent de mettre en place des défenses de masse, avec cinq à dix avocats pour un prévenu ou une partie civile, chacun plaidant très longuement, pour ralentir le cours de la justice. 

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