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Les braqueurs multirécidivistes avouent les faits devant la cour d'assises de Dijon

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Besançon et France Bleu Bourgogne mardi 11 octobre 2016 à 15:01

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Fred de Noyelle / Godong

Le procès de deux Franc-comtois débute aujourd'hui devant les assises de Côte-d'Or. Le premier est accusé de deux braquages contre un bureau de poste à Dijon, le second des mêmes faits auxquels se rajoutent un autre braquage à Tavaux et une tentative de braquage à Dole dans le Jura.

Steven Goidet et Slimane Bouabdalli ont tout avoué ce matin devant le président de la Cour d'assises. Steven Goidet, des deux braquages de la poste située place de la France-Libre à Dijon, en février et en avril 2014. Deux braquages commis avec Slimane Bouabdalli, son coaccusé, aussi poursuivi dans le Jura pour la tentative de braquage d'un fourgon de la société Prosegur à Dole et le braquage d'une agence du Crédit Agricole à Tavaux.

"On était complètement lâches"

Les deux accusés reviennent sur leurs premières dépositions : dorénavant, ils reconnaissent tous les faits qui leur sont reprochés. "On veut assumer maintenant" explique Slimane Bouabdalli, Les deux mains vissées sur son micro, la tête baissée, il se tourne vers les victimes des braquages : "Je vois les gens que j'ai braqué, je suis sincèrement désolé, vraiment, je tiens à m'excuser sincèrement". L'homme de 30 ans dit "avoir mûri", il est prêt à "faire une grande peine pour payer ma dette. Je veux passer ma vie à la racheter."

Braquage au pistolet à billes

Ce qui est sûr, c'est que Slimane Bouabdalli et Steven Goidet ont utilisé des armes factices pour le second braquage de la Poste. Deux répliques de pistolets que la police a retrouvé dans la Citroën C3 bleu utilisée pour s'enfuir.

Ce qui est moins sûr, c'est si les deux hommes ont toujours utilisé des armes en plastique. Celles utilisées pour le premier braquage, "On s'en est débarrassé" explique Slimane Bouabdalli. "On avait peur qu'il y ait des empreintes alors on a préféré tout jeter." Mais l'homme le jure, ils n'auraient jamais utilisé d'armes réelles. "Nous ne voulions prendre de risque que pour nous-même" et il ajoute "si nous voulions utiliser une vraie arme, c'était facile pour moi, parce que dans le milieu du trafic de drogue il y en a partout".

Un pistolet, un vrai, est retrouvé dans l'appartement qu'occupe Slimane Bouabdalli. D'après lui, il appartiendrait au propriétaire des lieux. Et quand on lui demande pourquoi ils utilisaient de fausses armes, il répond :

Pour utiliser de vraies armes, il faut être déterminé. Nous, nous étions désespérés.

Le procès des deux hommes doit durer quatre jours. Ils risquent jusqu'à vingt ans de prison et 150.000 euros d'amende.

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