Éducation

Les chefs d'établissements montpelliérains demandent un peu de reconnaissance

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault mercredi 21 septembre 2016 à 18:08

cela faisait 10 ans que les chefs d'établissement n'avaient pas manifesté.
cela faisait 10 ans que les chefs d'établissement n'avaient pas manifesté. - Segurel

Une centaine de chefs d'établissements de l'académie de Montpellier ont manifesté ce mercredi midi devant le rectorat pour demander un peu de considération humaine sur leur travail.

Une centaine de chefs d'établissements de collèges et lycées ont manifesté ce mercredi devant le rectorat à Montpellier. C'est un quart du personnel d'encadrement qui était mobilisé.

Venus de toute la région, ces proviseurs et principaux dénoncent le manque de reconnaissance de leur hiérarchie à leur égard et les directives sans cesse contradictoires qu'ils reçoivent du ministère.

"On demande juste un merci de temps en temps."

Ces chefs d'établissements ont mis en place la réforme des collèges à laquelle ils adhèrent pour la plupart. Ils sont "allés au charbon" auprès des profs pour faire passer la pilule et auraient aimé un petit mot pour les remercier.

"On nous dit jamais ce qui va, nous avons réussi à mettre en oeuvre la réforme des collèges, on y a travaillé toute l'année dernière et tout cet été, ça n'a pas été facile à faire admettre aux enseignants, on l'a fait, plus ou moins bien, mais cela n'aurait pas été mal d'entendre notre ministre nous dire "Bravo, félicitations, vous avez bien travaillé". la problématique c'est l'absence de reconnaissance des cadres de terrains qui font tourner la boutique. S'il y avait cette reconnaissance humaine, cette attention particulière pour les cadres de terrain, il n'y aurait pas eu une telle mobilisation aujourd'hui " explique Pierre Fournier du syndicat national des personnels de l'éducation nationale.

Pierre Fournier "on demande un peu de reconnaissance"

Les chefs d'établissements dénoncent aussi les informations contradictoires qu'ils reçoivent de leur hiérarchie.

"L'injonction paradoxale c'est par exemple les directives sur la cigarette dans le lycée  : doit-on faire fumer les lycéens à l'intérieur et les protéger ou doit-on les laisser sortir et les mettre en danger. Sur le terrain c'est nous qui devons faire admettre ces injonctions paradoxales au personnel, aux parents, aux lycéens et les faire comprendre. Nous sommes au premier rang et c'est stressant, des collègues tombent malades parce que ces situations sont difficiles"

Pierre Fournier "on reçoit des injonctions paradoxales"

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