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Dossier : L'incendie de Gabian

Incendie de Gabian : "Les consignes de sécurité étaient des consignes de mort" selon Me Abratkiewicz

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Plus de trois ans après l'incendie de Gabian (Hérault) qui a coûté la vie à un pompier de 24 ans, les conclusions d'une expertise sont accablantes pour les cadres du SDIS 34, dont leur ancien patron, mis en examen dans cette affaire pour homicide et blessures involontaires.

Me Luc Abratkiewicz, l'avocat des parties civiles
Me Luc Abratkiewicz, l'avocat des parties civiles © Radio France - Salah Hamdaoui

10 août 2016 : quatre sapeurs-pompiers de l'Hérault se retrouvent piégés dans leur camion au milieu d'un gigantesque incendie de forêt entre Gabian et Roquessels, au sud de Bédarieux. Ils décident de quitter leur véhicule, pour sauver leur peau. Trois d'entre eux sont grièvement brûlés, le quatrième, Jérémy Beier, 24 ans, succombe à ses blessures un mois et demi plus tard.

Un camion aux normes de 1999, opérationnel en 2016

En mars 2019, sept cadres dont l'ancien n°1 du Service d'incendie et de secours de l'Hérault (SDIS 34), le colonel Risdorfer*, sont mis en examen pour homicide et blessures involontaires. L'enquête porte sur les décisions prises par le commandement le jour de l'incendie et sur la conformité du matériel en matière de sécurité, et notamment le CCF3, le camion-citerne feux de forêt datant de 1999, avec lequel les quatre pompiers sont partis en mission.

"Le SDIS a sacrifié des homme sur l'autel de l'économie." (Me Abratkiewic)

La procédure veut que, en cas de problème similaire, le pompier se réfugie dans la cabine de son camion, un système de protection étant prévu. Sauf que. "On sait aujourd'hui qu'on a envoyé au feu des jeunes dans un camion qui n'était pas adapté, qui était vétuste. On les a envoyés à la mort. S'il étaient restés dans le camion, il seraient morts", assène Luc Abratkiewicz, l’avocat des victimes et de leurs familles.  

Un four avec des températures qui ont atteint 800 degrés !

L'avocat s'appuie sur les conclusions d'une expertise rendue en décembre 2019, cinq mois après une reconstitution grandeur nature au même endroit, avec le même type de camion piégé au milieu des flammes. 

Température ambiante : 100°C avec des pics réguliers à 700 degrés et parfois même 800. Air ambiant : des fumées mortelles au bout d'une à trois minutes. "Cette cabine n'était pas un refuge. Finalement, les consignes de sécurité étaient des consignes de mort" martèle Me Abratkiewicz.

Maitre Abratkiewicz

*Christophe Risdorfer a été nommé contrôleur général en mars 2017, le plus haut grade des officiers supérieurs de sapeur-pompiers. Il a rejoint la mission d’inspection de la direction générale de la Sécurité civile.

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