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Les deux Audois, soupçonnés des dégradations commises à l'Institut Français du Vin, mis en examen mais libres

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les deux viticulteurs audois soupçonnés des dégradations commises fin janvier dernier à l'institut Français de la Vigne et du Vin du Grau-du-Roi ont été placés sous contrôle judiciaire. Le TGI de Nîmes a ouvert ce mardi une information judiciaire pour dégradations volontaires en réunion.

 Le Tribunal de Grande Instance de Nîmes (Gard).
Le Tribunal de Grande Instance de Nîmes (Gard). © Radio France - Ludovic Labastrou

Les deux Audois, soupçonnés d'être les auteurs des dégradations commises le 29 janvier dernier à l'IFV (l'institut Français de la Vigne et du Vin) du Grau-du-Roi (Gard), sont libres. Tout deux quadragénaires, ces viticulteurs ont été présentés ce mardi dans la soirée devant le Tribunal de Grande Instance de Nîmes qui les a placés sous contrôle judiciaire. lls ont reconnu - du bout des lèvres - leur responsabilité et ont été mis en examen pour dégradations volontaires en réunion. 

Vitres et portes brisées, tag sur les murs

Le préjudice est évalué à 17.000 € (L'IFV a porté plainte mais ne sera pas partie civile). L'action est claire, la revendication l'est moins. Les deux hommes évoquant une "résistance" aux nouvelles normes d'utilisation imposées en matière de glyphosate (Round-up dans le langage commun). Ces normes qui suscitent une opposition très vive d'une partie de la profession. D'ailleurs, la garde à vue des deux impliqués a déclenché immédiatement une manifestation massive dans l'Aude, avec des pneus brûlés. La départementale bordant la gendarmerie, quartier Montplaisir à Narbonne, a été bloquée.

"Vitres et portes brisées, "Crav" et "Crav glypho" tagés sur les murs de l'IFV".

Cinq ans encourus pour dégradations volontaires en réunion

Les auteurs supposés ont été libérés sous contrôle judiciaire, mais mis en examen pour dégradations volontaires en réunion. La peine encourue est de cinq ans de prison. On se félicite (notamment le syndicat des Jeunes Agriculteurs du Gard) de cette décision mais on reste vigilant quant aux suites judiciaires. 

Les deux Audois soupçonnés d'avoir occasionné 17.000 € de dégâts et d'avoir tagué les murs de l'IFV avec le sigle Crav n'ont pas clairement revendiqué leur geste au nom du comité régional d'actions viticoles. Mais ils ont affirmé leur résistance aux nouvelles règles imposées par le gouvernement en matière d'utilisation de ce très controversé "herbicide total foliaire systémique non sélectif".

Dégradations volontaires en réunion, 5 ans, la peine encourue.

"Ils se sont clairement trompés de cible." - Bernard Engelras, président de l'IFV

Tout en comprenant la "détresse des viticulteurs", Bernard Engelras, le président de l'IFV, que France Bleu Gard Lozère a pu joindre, regrette ces dégradations. "Je ne crois pas que les citoyens peuvent comprendre ce type d'action", d'autant que l'IFV n'est "pas responsable du changement de norme". Il rappelle que l'Institut graulin travaille à trouver un compromis entre les "préoccupations environnementales du consommateur et intérêts de la profession".

Bernard Engelras, président de l'IFV Grau-du-Roi (Gard).

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