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Faits divers – Justice

Les deux hommes soupçonnés de trafic d'armes en Haute-Saône et dans le Doubs restent en détention

vendredi 5 avril 2019 à 18:07 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

Les deux hommes interpellés ce mercredi à Valleroy-Lorioz en Haute-Saône, et Rignosot, dans le Doubs, pour trafic d'armes, seront jugés le 26 avril par le tribunal correctionnel de Besançon. En attendant, tous deux restent en détention provisoire.

Le palais de justice de Besançon (Doubs). Mars 2019.
Le palais de justice de Besançon (Doubs). Mars 2019. © Radio France - Christophe Mey

Besançon, France

A Besançon, les deux hommes interpellés mercredi matin à Valleroy-Lorioz en Haute-Saône, et Rignosot, dans le Doubs, et soupçonnés de trafic d'armes, seront jugés le 26 avril par le tribunal correctionnel. L'un des deux prévenus a demandé un délai pour préparer sa défense, comme la loi l'autorise lors d'une comparution immédiate. L'autre souhaitait être jugé tout de suite. Mais le tribunal a refusé de disjoindre les deux affaires. 

Ce mercredi matin, lors des perquisitions et interpellations, les gendarmes ont saisi 35 armes à feu, dont trois armes de guerre, et plusieurs milliers de munitions. Dix-huit de ces armes étaient détenues illégalement. 

Trente-cinq armes à feu et plusieurs milliers de munitions ont été saisis. - Aucun(e)
Trente-cinq armes à feu et plusieurs milliers de munitions ont été saisis. - Gendarmerie nationale

L'audience de ce vendredi, a porté sur le maintien ou non, des deux prévenus, en détention. 

On a là, les deux bouts du trafic", le parquet

Pour le substitut du procureur, "on a affaire à un réel trafic d'armes avec un stock conséquent et manifeste". Certes l'un des deux prévenus, 33 ans, collectionneur d'armes, licencié dans un club de tir, n'a qu'une mention au casier. Il est restaurateur et père de famille. Mais ce ne sont pas des garanties de représentation. "Au contraire. Son établissement lui a permis d'organiser et de soutenir le trafic" soutient le parquet. Pour le second, 48 ans, au RSA, père de trois enfants, douze mentions au casier judiciaire pour trafic de stupéfiants, le risque de voir l'infraction se renouveler est "extrêmement prégnant". Le procureur insiste : "on a là les deux bouts du trafic : le vendeur et le destinataire final ou revendeur".  

Maintien en détention pour les deux prévenus

Les deux avocats de la défense plaident tour à tour pour un placement sous contrôle judiciaire. Car les deux prévenus reconnaissent les faits. "Le dossier est ficelé" disent-ils.  Le restaurateur pleure : "j'ai compris que j'avais fait une erreur. J'ai tout révélé depuis mon interpellation mercredi" confie-t-il. Le tribunal n'a pas été convaincu. Il a suivi les réquisitions du procureur, et a maintenu les deux prévenus en détention provisoire jusqu'à leur procès le 26 avril, "pour prévenir l'infraction, éviter la concertation frauduleuse et les risques de représailles".

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