Faits divers – Justice

Les effectifs du Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation renforcés en Berry

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry lundi 1 août 2016 à 6:00

6 postes en plus pour le SPIP 36
6 postes en plus pour le SPIP 36 © Maxppp - BERTRAND BECHARD

Après des semaines de grogne, le SPIP a enfin obtenu satisfaction. Un accord sur la réforme statutaire a été trouvé. A la clé : des embauches annoncées dans l'Indre et le Cher.

Depuis presque deux mois , les personnels du Service pénitentiaire d'Insertion et de probation -SPIP- de Bourges et de Châteauroux n'assuraient plus que leurs missions d'urgence, ultime étape dans un bras de fer qui les opposaient depuis des mois au gouvernement.

La semaine passée, un accord a été trouvé. Il prévoit une revalorisation des indemnités, une réforme du statut et le recrutement de personnels.

6 postes dans l'Indre

Dans l'Indre, le directeur du SPIP 36, Koman Sinayoko énumère les postes obtenus "deux conseillers d'insertion probation, un conseiller contractuel, un psychologue, deux secrétaires, un coordinateur culturel et une personne de plus pour le service en charge des bracelets électroniques. Nous étions 28 agents, nous serons 34".

Des mesures qui satisfont les syndicats, même s'ils préfèrent rester prudents : " Un conseiller au centre pénitentiaire suit entre 75 et 80 personnes, précise Angélique Michel, déléguée CGT. C'est mieux que ca n'a été mais les précautions nationales parlent d'un suivi où un agent pourrait avoir 40 personnes en charge et faire ainsi un meilleur travail". Dans l'Indre, 1.500 personnes, condamnées ou en attente de jugement, sont suivies par le SPIP.

D'après les syndicats, le SPIP 18 se seraient lui, vu alloués 3 postes supplémentaires.

De nouvelles missions

L'annonce de ces renforts est d'autant bienvenue pour le directeur que ces derniers mois, les missions du SPIP ont été élargies.

"Nos missions sont croissantes, explique Koman Sinayoko. Notamment en matière de prévention contre la radicalisation : il s'agit de mettre en place des actions collectives et culturelles pour permettre à ceux qui seraient menacés de basculer dans le radicalisme de pouvoir retrouver une citoyenneté".

Le budget alloué à ce plan de lutte dans l'Indre pour l'année 2016-2017 est de 60.000 euros.

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