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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

Les éleveurs de chevaux renforcent la surveillance de leurs prés dans la Manche

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Par , France Bleu Cotentin
Remilly-sur-Lozon, Remilly-les-Marais, France

Le monde de l'équitation est inquiet après les cas de sévices aux chevaux dans toute la France. Dans la Manche, aucun élevage n'a été victime de ces actes de cruauté, mais les propriétaires de chevaux sont vigilants comme la famille Angot au cœur du parc des marais du Cotentin.

Jacky et Joëlle Angot ont modifié leurs habitudes pour surveiller leurs chevaux
Jacky et Joëlle Angot ont modifié leurs habitudes pour surveiller leurs chevaux © Radio France - Frédérick Thiébot

Pour la première fois, des agressions de chevaux ont eu lieu dans l'ex-Basse-Normandie. Vendredi dernier, deux chevaux ont été mutilés dans un centre équestre de Deauville dans le Calvados.  Les chevaux avaient des entailles au niveau des oreilles et ont été soignés par un vétérinaire. Une enquête a été ouverte par le Parquet de Lisieux.

Dans l'Allier, c'est une double ponette qui a été retrouvée mutilée samedi mais en vie dans un pré. L'animal avait une entaille au flanc d'une vingtaine de centimètres mais la plaie a pu être recousue sans mettre en danger la ponette.    

Depuis quelques mois, on recense plus d'une trentaine de cas dans plus d'une dizaine de départements, selon le ministre de l'Agriculture , qui étaient vendredi dernier en visite dans une écurie affectée en Saône-et-Loire. 

En attendant les éleveurs manchois sont sur le qui-vive et veillent encore plus sur leurs chevaux qui sont dans les champs.  

C'est le cas de la famille Angot à Remilly-sur-Lozon dans le centre Manche. Jacky et Joëlle sont les parents des quatre cavaliers de renom Florian, Reynald, Grégroy et Cédric qui ont pour certains fait partie de l'équipe de France d'équitation.  Aujourd'hui à la retraite, le couple continue tout de même d'élever quelques chevaux sur sa propriété.   

Au départ, Joëlle Angot avait du mal à croire les mutilations de chevaux qui avaient lieu dans des élevages français. Mais aujourd'hui elle est inquiète et le couple a renforcé la surveillance ses chevaux.  "Ça devient catastrophique, confie l'éleveuse, et on se pose des questions sur les motivations de ceux qui font ces choses atroces".

L'un des derniers poulains né dans l'élevage Angot
L'un des derniers poulains né dans l'élevage Angot © Radio France - Frédérick Thiébot

"Il ne s'agit pas de les traquer, mais d'être plus vigilant"

Chaque jour, Jacky Angot va donc voir ses chevaux dans les prés, mais depuis quelques semaines, les visites sont plus régulières et surtout pas aux mêmes heures.  Et l'éleveur qu'il tombera peut-être dessus un jour ou l'autre et pourra appeler les gendarmes.

Le ministre de l'agriculture estime qu'on ne sait pas si c'est une communauté organisée ou s'il y a un effet de mimétisme. "On n'exclut absolument aucune piste", précise Julien Denormandie qui a promis la mobilisation de tous les services.  Et sur le terrain, les gendarmes ont d'ailleurs déjà renforcé leur surveillance des élevages

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