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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : l'inquiétude des entreprises d'escape game girondines face à la crise sanitaire

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Par , France Bleu Gironde

Installée d'abord à Lille en 2015, l'entreprise John Doe Escape game a ouvert un espace de jeu bordelais il y a trois ans avant de se développer ailleurs. Fermé en ce moment à cause des restrictions sanitaires, ses dirigeants ne savent pas quand il pourra accueillir son public.

Installée dans le quartier des Capucins, l'entreprise John Doe Escape Game possède des salles de loisirs à Bordeaux depuis 2017.
Installée dans le quartier des Capucins, l'entreprise John Doe Escape Game possède des salles de loisirs à Bordeaux depuis 2017. - Benjamin Barbier

Pas d'informations, pas de visibilité sur une possible échéance de réouverture. Les entreprises d'escape game, jeu en intérieur en équipe qui consiste à résoudre des énigmes au sein de différents univers dans un temps limité, ne savent pas quand elles pourront à nouveau accueillir des agents secrets en herbe à Bordeaux comme dans d'autres villes.

Pour Benjamin Barbier, directeur opérationnel du réseau John Doe Escape Game qui a installé un espace de jeux à Bordeaux avec plusieurs thèmes (évasion d'une prison, désamorçage d'une bombe ou d'un trafic de drogue d'un casino), la reprise de l'activité de son entreprise est très floue. "Aujourd'hui, on estime que le 7 janvier peut-être que les théâtres et les cinémas vont rouvrir, nous on ne sait pas. Le 20 janvier, peut-être que les bars et les restaurant vont rouvrir, on ne sait pas si on fait partie de cette vague-là", explique-t-il. 

Essentiels ou non-essentiels, on est surtout les grands oubliés"

Pour lui, le secteur a été oublié par le gouvernement: "On a jamais parlé de nous. Tout notre secteur d'activité est un peu passé à la trappe. A défaut, d'être essentiels ou non-essentiels, on est surtout les grands oubliés." Le Premier ministre Jean Castex a bien parlé de "salles de jeux" dans son discours de la mi-décembre mais en les apparentant à des casinos ce qui ne correspond pas à leur activité. Depuis le premier confinement, les entreprises d'escape game ont été, selon Benjamin Barbier, "les _premières à fermer_" et "les dernières à rouvrir un peu comme les restaurants" mais contrairement à eux, il n'y a pas eu d'étude particulière concernant leur secteur sur la façon dont il leur fallait appliquer les restrictions sanitaires. 

Une branche syndicale créée

Actuellement, ces sociétés touchent une aide financière de la part du gouvernement mais elle ne serait pas suffisante. Comme les restaurants, elle a été fixée à 20% de leur chiffre d'affaire habituel ce qui ne couvre pas la totalité de leur frais. Même fermés, ces entreprises doivent notamment continuer à payer des loyers élevés à cause des grands espaces nécessaires à la mise en place des parties de jeux et leurs abonnements à des moyens technologiques utilisées pour immerger les joueurs dans un univers d'espion. Ne pas bénéficier d'une aide adaptée menace l'existence des entreprises, souligne Benjamin Barbier, qui ajoute qu'il faudrait mettre en place un "fond de solidarité" spécifique à l'image des "discothèques"

Pour mieux faire entendre leurs revendications, les professionnels des escape game ont créé en octobre 2020 leur propre branche de représentants au sein du SPACE (Association des espaces de loisirs indoors). 

A Bordeaux, 15 salariés sont actuellement en chômage partiel en attendant de pouvoir guider les 30 000 espions en herbe accueillis jusque-là chaque année dans l'agence.  C'est l'escape game qui accueille le plus de joueurs après celui installé par l'entreprise John Doe à Lille et devant ceux de Nantes, Lyon et Strasbourg. 

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