Faits divers – Justice

Les étudiants peuvent prendre une option "pompier volontaire" à l'Université Grenoble Alpes

Par Véronique Saviuc, France Bleu Isère et France Bleu mercredi 28 septembre 2016 à 11:39

Ils peuvent concilier leurs gardes de pompiers volontaires et leurs études
Ils peuvent concilier leurs gardes de pompiers volontaires et leurs études © Radio France - Véronique Saviuc

C'est une première en France : vingt-trois étudiants vont bénéficier cette année de la convention signée mardi entre l'Université Grenoble Alpes et le Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Isère pour conjuguer leur vie de pompier volontaire et d'élève.

Pour permettre aux étudiants d'être pompiers volontaires pendant leurs années de fac, l'Université Grenoble Alpes vient de signer mardi une convention avec le Service Départemental d'Incendie et de Secours. C'est unique en France. Vingt-trois étudiants, treize filles et dix garçons vont mener de front cette année leurs deux vies, celle de pompier volontaire le week-end et la nuit, et celle d'élève de fac les journées de semaine. Ils viennent de toutes les filières -écoles d'ingénieurs, médecine, Staps, musicologie- et font des gardes dans les casernes de toute l'agglomération grenobloise et parfois aussi dans celle de leur région d'origine quand ils rentrent chez eux le week-end.

Ils s'appellent Renan, Pauline .., ils sont sapeurs pompiers volontaires le weed et la nuit et élèves ingénieurs la journée en semaine

"J'envisage de passer les concours de lieutenant ou capitaine de pompiers quand j'aurai mon diplôme d'ingénieur"

— Renan étudiant à l'UGA et pompier volontaire depuis quatre ans

C'est le cas, par exemple, de Renan, élève ingénieur dans une école spécialisée dans la prévention des risques. et pompier depuis plusieurs années. Il veut faire carrière chez les pompiers et apprécie de pouvoir mener de front son engagement et ses études

Pauline a pris l'option "Pompier Volontaire" dans son cursus à l'UGA - Radio France
Pauline a pris l'option "Pompier Volontaire" dans son cursus à l'UGA © Radio France - Véronique Saviuc

"J'ai pris l'option 'pompier volontaire' pour contiuer à être volontaire pendant mes études"

— Pauline, élève d'une école d'ingénieurs en génie physique

Treize jeunes filles -c'est plus que le nombre de garçons- bénéficient de ce statut d'étudiants pompiers à l'UGA. Pauline est aussi élève d'une école d'ingénieurs, en génie physique , elle est sapeur volontaire depuis un an à Domène et peut continuer dans le cadre d'une option de l'UGA. En prenant cette option, qui fera l'objet d'une évaluation finale, elle s'engage à faire des gardes dans sa caserne, et des initiations aux gestes de premiers secours sur le campus. Pour d'autres filières, la convention prévoit plutôt des points de bonification qui s'ajouteront aux notes du cursus étudiant des jeunes sapeurs.

"En ces périodes troublées, avoir des pompiers volontaires sur le campus, ça peut être rassurant pour les étudiants"

— Lise Dumasy, présidente de l'UGA

Lise Dumasy, la présidente de l'UGA , se félicite que Grenoble soit une université pionnière dans cette expérience qui devrait être étendue à d'autres régions. "En cas d'attentat ou même d'agressions comme on en voit parfois sur le campus, quelqu'un qui est formé aux gestes des premiers secours, ça peut faire toute la différence", se félicite Lise Dumasy.

En Isère, les 4000 volontaires représentent 80 % des effectifs de pompiers.

Le SDIS recrute 400 pompiers volontaires chaque année en Isère. Cette convention peut être une façon de ne pas perdre les jeunes sapeurs, engagés et formés quand ils sont lycéens, et qui parfois arrêtent quand ils deviennent étudiants parce qu'il est trop compliqué de conjuguer les deux.