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Faits divers – Justice

Les facteurs de Libourne demandent au tribunal une expertise sur leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Gironde

Les représentants des salariés de La Poste à Libourne ont demandé il y a cinq mois une expertise indépendante sur leurs conditions de travail. Ils dénoncent un mal-être dû à la réorganisation de l'entreprise. La direction de La Poste contestait ce jeudi leur requête devant le tribunal.

L'intersyndicale de La Poste devant le tribunal de Libourne.
L'intersyndicale de La Poste devant le tribunal de Libourne. © Radio France - Camille Huppenoire

Libourne, France

L'intersyndicale de La Poste a déployé ce matin devant le TGI de Libourne banderoles et drapeaux. La vingtaine de salariés manifestait pour dénoncer les conditions de travail sur le site libournais et pour soutenir les représentants du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui ont demandé en avril dernier une expertise indépendante sur les "risques graves" sur la santé des salariés de La Poste à Libourne. Demande contestée par la direction de La Poste, qui a développé ses arguments ce matin devant le tribunal.

Aucune personne de l'entourage n'a établi le lien entre le suicide et les conditions de travail.

A l'origine de la demande d'expertise par le CHSCT, un nombre important d'arrêts maladies (22, sur une petite centaine de salariés) et la disparition de deux salariés du site de Libourne, qui ont mis fin à leurs jours. Pas suffisant pour justifier une expertise indépendante, déclare l'avocate de la direction de La Poste. "Les éléments ne sont pas probants (...) aucune personne de l'entourage n'a établi le lien entre le suicide et les conditions de travail" d'une factrice du site. Quant au facteur libournais dont le corps avait été retrouvé dans le port de Saint-Loubès, "là encore, aucun lien n'est établi et l'enquête judiciaire est toujours en cours.

On avait France Télécom hier, on aura peut-être La Poste demain.

La direction de La Poste indique par l'intermédiaire de son avocate que des "mesures d'accompagnement" sont mises en place pour les agents en difficulté et qu'une "démarche d'évaluation des risques psycho-sociaux a été mise en place depuis juin 2019. Elle n'est pas révélatrice de risques graves." Cette démarche ne suffit pas, répliquent les manifestants devant le portail du tribunal. Ils veulent une expertise indépendante et non menée en interne par l'entreprise. "On avait France Télécom hier, on aura peut-être La Poste demain" avertit leur avocat. 

On a l'impression de travailler avec un chronomètre.

Pour Johnny Perre, facteur à Mérignac et secrétaire départemental CGT, La Poste doit renoncer à la réorganisation du travail effective depuis le début de l'année 2019, qui alourdit l'emploi du temps de chaque salarié. "Que La Poste arrête cette machine impitoyable qu'elle met en route !" lance-t-il, évoquant "les crises de pleurs, d'angoisse, les burn-out" de ses collègues. "On est obligés de foncer tout le temps, on a l'impression de travailler avec un chronomètre" explique un facteur du Bassin d'Arcachon venu soutenir ses collègues.

Les salariés dénoncent une réorganisation du travail qui mettrait en danger leur santé. - Radio France
Les salariés dénoncent une réorganisation du travail qui mettrait en danger leur santé. © Radio France - Camille Huppenoire

Les représentants de la direction de La Poste n'ont pas souhaité s'exprimer à l'issue de l'audience. Le tribunal rendra sa décision le 7 novembre.

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