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Faits divers – Justice

Les forces de l'ordre monopolisées par les gilets jaunes dans l'Yonne

lundi 10 décembre 2018 à 20:10 Par Denys Baudin et Renaud Candelier, France Bleu Auxerre

Après plus de trois semaines de mobilisation des gilets jaunes, les forces de l'ordre font part d'une certaine fatigue. Des policiers et gendarmes sont mobilisés jour et nuit dans l'Yonne. Des enquêtes sont mises entre parenthèses.

Les forces de l'ordre monopolisées par les gilets jaunes
Les forces de l'ordre monopolisées par les gilets jaunes © Maxppp - photo d'illustration

Auxerre, France

Ils étaient près de six cents sur le terrain samedi dans le département. Conséquence, certaines enquêtes sont mises entre parenthèse, faute d'officiers disponibles. 

"Des policiers sous pression" - Michel Bonnet, représentant du syndicat Synergie officiers en Bourgogne

Les gradés de la police sont mis à contribution pour des opérations de maintien de l'ordre rappelle Michel Bonnet, représentant du syndicat Synergie officiers en Bourgogne  : " les trois derniers week-ends il y a des gens qui ont été rappelé alors qu'ils ne devaient pas travailler. On ne peut pas être 24h sur 24 éternellement sous pression ."

"Les officiers de police judiciaire n'enquêtent plus" - Stéphane Ragonneau, délégué régional du syndicat Alliance

Pression des gilets jaunes mais aussi d'une délinquance qui ne s'arrête pas avec cette actualité sauf que ces dossiers-ci sont parfois mis en attente explique Stéphane Ragonneau, délégué régional du syndicat Alliance : " nos collègues officiers de police judiciaire n'enquêtent plus. Tout cela implique des dossiers bloqués sur des coins de tables. Ce qui est plus problématique ce sont les atteintes aux personnes par exemple des mineurs en dangers ou des gens qui souffrent dans leur chair et qui ont besoin que l'on s'occupe d'eux."

Plus de vingt millions d'heures supplémentaires ne sont pas réglées

Et cette forte mobilisation renforce aussi les attentes chez les policiers explique Stéphane Ragonneau : "plus de vingt millions d'heures supplémentaires ne sont pas réglées par le ministère de l'intérieur. Certaines personnes vont vous dire qu'ils ont entre 1 300 et 1500 heures d'autres entre 200 et 300 heures . Cela crée un sentiment de frustration et d’injustice. "

Un mouvement des gilets jaunes qui devrait aussi laisser des traces chez les forces de l'ordre.

les OPJ n'ont plus le temps d'enquêter