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Faits divers – Justice

Les gendarmes de Bourgogne sécurisent leurs casernes

vendredi 27 octobre 2017 à 19:48 - Mis à jour le vendredi 27 octobre 2017 à 19:51 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une brigade de gendarmerie a été visée par un incendie criminel à Meylan dans l'Isère. Ce méfait avait été précédé par deux autres incendies contre la gendarmerie à Limoges et Grenoble. Suite à ces menaces, en Bourgogne, les militaires renforcent leur sécurité.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Radio France - Jacky Page

Bourgogne, France

Suite aux incendies criminels qui se sont multipliés ces dernières semaines dans des locaux de la gendarmerie, une dizaine de casernes bourguignonnes, celles qui en avaient le plus besoin, vont faire l'objet de travaux et de mesures de sécurité. Dans d’autres, des aménagements ont déjà été réalisés après les attentats de 2015, et les consignes de protection ont été passées. Les mesures passives consistent à installer des grillages, des barbelés, des caméras de surveillance numériques, des éclairages qui se déclenchent la nuit au moindre mouvement.

Vigilance et surveillance renforcées

Le quartier Deflandre regroupe à Dijon de nombreux services de la gendarmerie sur 23 hectares. Le général Olivier Kim, commandant la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, avait en 2015 demandé au maire de la ville un arrêté pour interdire le stationnement le long de cette zone militaire sensible. Plus aucun véhicule n'y est désormais garé. L'objectif étant d’éloigner le risque d’un véhicule piégé bourré d’explosifs. Parmi les mesures actives, des patrouilles sont organisées sur les sites, et au retour ou au départ d’une mission, les gendarmes inspectent la caserne, au passage, pour s’assurer qu’il n’y a rien de suspect.

Ne pas sombrer dans la paranoïa

Ce n'est pas la première fois que des locaux de gendarmes sont menacés, et le général Olivier Kim garde la tête froide : « les événements [ de Meylan, NDLR ] sont récents, donc bien sûr il y a une véritable émotion, mais on ne doit pas céder à l’émotion, simplement en regardant l’histoire. Au cours de la guerre d’Algérie, certaines gendarmeries étaient l’objet d’attaques. Dans certaines régions de France, des mouvements séparatistes s’en sont parfois pris aux gendarmeries ». Et donc, les gendarmes doivent assurer la protection de leurs emprises, tout en poursuivant l’accueil du public. Les plantons sont équipés de protections balistiques. Le filtrage aux entrées est renforcé.

Pour autant, précise le général Kim, « il faut réagir avec sang-froid, et ne pas tomber dans une paranoïa qui nous gênerait dans l’exécution de nos missions. En un mot, la gendarmerie continue de protéger ses concitoyens, comme elle le faisait avant ce type d’événement ».