Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Les gendarmes de Saint-Omer tentent de percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre"

mardi 26 mars 2019 à 3:36 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord et France Bleu

Les gendarmes de Saint-Omer ont entamé une enquête bien mystérieuse. Le samedi 16 mars, une habitante d'Helfaut et sa fille de 13 ans participaient à une opération de nettoyage de la nature, lorsqu'elles sont tombées sur un squelette. La victime pourrait être morte depuis les années 90.

Julie Henguelle, une habitante d'Helfaut, a découvert le squelette en bordure de route départementale, le 16 mars 2019. Les gendarmes pensent qu'il est là depuis les années 90.
Julie Henguelle, une habitante d'Helfaut, a découvert le squelette en bordure de route départementale, le 16 mars 2019. Les gendarmes pensent qu'il est là depuis les années 90. © Radio France - Cécile Bidault

Helfaut, France

Va-t-on un jour percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre" ? Les gendarmes de Saint-Omer enquêtent, depuis dix jours, sur un squelette découvert à Helfaut.

Ce samedi 16 mars, Julie Henguelle et sa fille de 13 ans participent à une opération de nettoyage de la nature, le long de la départementale 210, tout près du centre hospitalier. Elles n'ont pas fait vingt mètres qu'elles tombent sur ce qui semble être une couverture, qu'elles soulèvent. En fait c'est une robe de chambre, qui contient des ossements.

"On a vu les bras", raconte Julie, de retour sur les lieux. "on a vu aussi un bas de pantalon, comme un bas de pyjama, d'où sortait aussi un os. J'ai reconnu aussi les os du bassin. C'était donc des ossements humains, vraiment à deux mètres cinquante de la route !"

Des pièces de monnaie datant des années 90

Beaucoup de questions se posent : le corps est-il là depuis longtemps ? Si oui, pourquoi personne ne l'a vu avant ? Tous les indices vont être exploités, notamment un sac découvert à proximité. Il contenait des pièces de monnaie, des francs, qui datent du début des années 90.

Les gendarmes de Saint-Omer sont chargés de l'enquête. Le squelette sera prochainement envoyé à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Pontoise. Avec la densité osseuse, on pourra déterminer l'âge approximatif de la victime au moment de sa mort. Si c'était un homme ou une femme. Les vêtements, étonnement bien conservés, font faire également l'objet d'analyses.

Prélèvement d'ADN

Les gendarmes veulent aussi déterminer s'il s'agit d'une affaire criminelle, certaines traces sur les os peuvent aider à le savoir. Il y aura également un prélèvement d'ADN. Le chef d'escadron Jean-Philippe Teneur, chef du cabinet communication de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, explique : "on va aller chercher, dans le fémur, un élément d'ADN, de manière à pouvoir le comparer à d'éventuels membres d'une famille qui auraient signalé une disparition".

Les gendarmes ont en effet reçu, depuis que le journal la Voix du Nord a publié un article sur ce squelette, une petite dizaine d'appels de personnes dont un proche a disparu sans laisser de traces. 

ECOUTEZ : Jean-Philippe Teneur, chef du cabinet communication de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, nous explique comment se déroule ce genre d'enquête.

Redonner un visage à la victime

Les gendarmes peuvent même éventuellement donner un visage à Monsieur ou Madame X : "on travaille sur la structure osseuse du crâne, en 3D", détaille le gendarme. "Par couches successives, on arrive à reconstituer une identité approchante de ce qu'était le visage de la victime. Après, on pourrait diffuser cette photo, avec l'accord du parquet, dans le cadre d'un appel à témoins".

Donner un nom à ce squelette permettrait à une famille de faire le deuil - chef d'escadron Teneur

Les gendarmes ont à cœur de percer le mystère : "les personnes qui ont eu à connaître la disparition d'un proche peuvent être nourris de beaucoup d'espoirs. Donner un nom à ce squelette permettrait à sa famille de faire le deuil, parce que ce n'est pas facile de faire son deuil sans avoir accès au cadavre".

Un pacemaker permettra peut-être de faire avancer l'enquête

Le squelette à la robe de chambre est, pour l'instant, ce qu'on appelle un cadavre sous X. Un élément sera peut-être déterminant : il y avait aussi un pacemaker près des ossements.

ECOUTEZ : le dossier de France Bleu Nord consacré à l'enquête des gendarmes de Saint-Omer, après la découverte d'un squelette à Helfaut