Faits divers – Justice

Les gendarmes mettent fin au calvaire d'une femme battue

Par Pascal Roche, France Bleu Loire Océan et France Bleu lundi 7 septembre 2015 à 16:02

Le palais de justice de Nantes
Le palais de justice de Nantes © MaxPPP/Franck Dubray

Alors qu'ils intervenaient au domicile d'un couple pour une banale remise de convocation samedi, les gendarmes de Carquefou ont découvert une femme prostrée et blessée. Elle venait de subir les coups de son compagnon. Et ce n'était pas la première fois.

Lorsqu'ils arrivent au domicile d'un couple de quadragénaires à Saint Mars du Désert (Loire-Atlantique) samedi matin, les gendarmes remarquent du verre brisé sur le sol et ils voient que la vitre de la porte d'entrée a reçu un coup. Les militaires sont là pour remettre en main propre une convocation à l'occupante des lieux qu'ils aperçoivent à travers la vitre. Elle est prostrée, assise dans la pénombre, elle a des traces de sang sur le nez, son compagnon, lui, reste en retrait dans l'appartement. Le couple n'ouvre pas aux gendarmes, il prétexte avoir perdu les clés. Dès lors, les militaires soupçonnent des actes de violences conjugales, ils appellent du renfort, une dizaine de gendarmes arrivent discrètement sur les lieux et interpellent dans le calme l'homme qui refusait de leur ouvrir la porte.

Des actes violents et répétés sur fond d'alcool

Les secours prennent en charge la femme blessée, elle confie aux gendarmes être régulièrement frappée par son compagnon. Cette fois-ci, il est allé encore plus loin, il a utilisé un couteau, il l'a menacée de mort, il lui a uriné dessus, il lui a jeté du lait sur le corps mais à la barre du tribunal où il est convoqué en comparution immédiate lundi après-midi, il nie tout en bloc. Cet homme de 45 ans, alcoolique, est au chômage, il vit chez sa compagne, allocataire du RSA et elle aussi alcoolique, les voisins les décrivent comme des cas sociaux qui se déchirent et se disputent régulièrement.

Les traces de sang de sa compagne ?

"Elle s'est fait ça en bricolant ! On s'aime, je ne la frappe pas" explique le compagnon

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné cet homme à 6 mois de prison avec sursis, une peine assortie de deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins et d'une interdiction d'entrer en contact avec sa compagne.