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Les gendarmes mobilisés contre la baignade au Lac Bleu de Rœux

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Par , France Bleu Nord

Les gendarmes ont verbalisé 40 personnes pour s'être baigné au Lac Bleu de Rœux(Nord) ce samedi. La baignade y est interdite pour protéger la faune et la flore et éviter les noyades.

Les gendarmes ont verbalisé une quarantaine de personnes qui sont entrées sur le site du Lac Bleu, de Roeux, près d'Arras, ce samedi après-midi.
Les gendarmes ont verbalisé une quarantaine de personnes qui sont entrées sur le site du Lac Bleu, de Roeux, près d'Arras, ce samedi après-midi. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Une quinzaine de gendarmes en tenue ont été mobilisés tout l'après midi, ce samedi , au Lac Bleu de Rœux. Autour de cette ancienne carrière, devenue bassin de stockage pour alimenter en eau potable l'agglomération d'Arras, chaque année, dès que les fortes chaleurs se font sentir, les bords du lac voient arriver baigneurs, bouées gonflables et serviette de bain. Pourtant, la baignade et l'accès au site y sont interdits par arrêté municipal.

Ecoutez le reportage de France Bleu Nord, aux côtés des gendarmes au Lac Bleu de Roeux.

En quelques heures, 40 PV ont été dressés pour non respect de l'arrêté. Les gendarmes ont également glissé une quinzaine d'amendes sous les essuie-glaces des véhicules stationnés sur le bord de la route. "L'arrêté est très clair : il précise qu à la fois le le Lac Bleu, puisqu'il n'est pas surveillé, présente un risque pour les baigneurs", détaille le chef d'escadron Laurent Gonzales, commandant de la compagnie d'Arras. "Mais au delà même de ce risque, je crois que le plus important est l'idée de préservation de ce site, puisque l'on comprend bien que quelques centaines de baigneurs qui viendraient quotidien sur ce lac dégraderaient très rapidement un habitat protégé."

Des dangers à la baignade

Durant l'été, très régulièrement les gendarmes viennent épauler les agents de l'Eden 62, qui gère le site du Lac Bleu pour le compte du Conseil départemental. "Ce n'est pas une base nautique", s'indigne Erick Fatous, chef de secteur. "Si c'était une base nautique, il y a aurait des maîtres nageurs, ce n'est pas le cas. Le Lac Bleu, c'est en moyenne 10 à 15 mètres de fond, il y a encore des engins de chantiers", poursuit-t-il, en pointant également du doigts les risques d'hydrocution que prennent les baigneurs en plongeant dans l'eau. Deux personnes ont déjà perdu la vie au Lac Bleu, en une dizaine d'années. 

Les agents du PSIG, le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie, ont escorté les baigneurs jusqu'aux agents verbalisateurs.
Les agents du PSIG, le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie, ont escorté les baigneurs jusqu'aux agents verbalisateurs. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

"Heureusement que l'on a le soutien de la gendarmerie", rajoute le représentant de l'organisme. "Cela nous arrive aussi d'aller au contact avec les éventuels baigneurs. Ils ne comprennent pas pourquoi c'est interdit : c'est un beau site, on y est bien, tranquilles. Ils ne comprennent pas l'utilité du captage d'eau et de l'espace naturel sensible." Car le Lac Bleu est classé ENS, pour protéger la faune et la flore et sauvegarder les milieux naturels. 

L'intervention des forces de l'ordre est plus ou moins bien vécue par les familles et groupes, qui auraient bien continué de profiter de l'eau fraîche. "Faut penser aux familles qui n'ont pas de moyens de transport ou quoi", explique par exemple cette maman, venue avec ses enfants. "Ceux qui veulent juste profiter avec leurs petits. Au final, on se fait accueillir par la gendarmerie." Karim, lui, se veut plus positif : il n'est pas effrayé par le montant de l'amende, 11 euros si payée sous les 15 jours. "C'est le coût de la piscine, avec avec toboggan. On l'accepte, a bien profité, on saura pour la prochaine fois que c'est interdit". 

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