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Faits divers – Justice

Tags à Luglon (Landes) : les gendarmes ne retiennent pas le caractère homophobe car la victime est hétéro

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Par , France Bleu Gascogne

Dans les Landes à Luglon, des tags homophobes visent directement un habitant, mais la gendarmerie qui a reçu la plainte pour injures publiques refuse de retenir le caractère aggravant d'homophobie, sous prétexte que la victime est hétérosexuelle.

L'un des tags sur la palissade d'une maison de Luglon.
L'un des tags sur la palissade d'une maison de Luglon. © Radio France

Luglon, France

Tout commence le 14 avril dernier. Comme tous les jours, la victime, un homme de 60 ans part promener son chien dans le village de Luglon où il habite Mais sur son trajet habituel, il découvre une insulte taguée à la bombe rose "MEC AU CHIEN PD". Les auteurs ne se sont pas privés puisque des tags il y en a partout dans le village : sur des poteaux électriques, le goudron de la route, la palissade d'une maison et jusque sur le pin devant chez lui où cette fois il est écrit, "MEC AU CHIEN PD ->ICI". 

Les gendarmes constatent sur place. Mais la victime étant un homme marié depuis longtemps à sa femme et hétérosexuel, les militaires refusent de retenir le caractère homophobe dans sa plainte. Pour la victime la réaction des gendarmes en 2018, "ce n'est pas possible" et si la mairie a rapidement effacé les tags sur la route, de son coté, Ennedis traîne pour les poteaux. Deux mois plus tard ils sont toujours là. Difficile dans ces conditions de passer à autre chose. Cet homme de 60 ans a donc décidé de se battre pour faire reconnaître le caractère homophobe.

"On étudie tous les recours possible" — Mickaël Ollier, le président de l'association Les Gascons de Dax.

La victime a d'abord fait appel à SOS Homophobie, mais c'est bien l'association qui lutte contre les discriminations sexuelles à Dax, Les Gascons, qui va l'aider dans sa démarche. Son président Mickaël Ollier, se dit heureux de voir des hétéros se battre à l'heure où dans les cours d'écoles, "PD" est l'insulte la plus balancée aux visages des petits camarades. 

En revanche, la réaction des gendarmes en 2018 "c'est désespérant" pour Mickaël Ollier. Surtout après le dernier rapport de SOS Homophobie, qui constate une hausse de 15% des agressions homophobes en 2017. 

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