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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : une centaine de condamnations devant les tribunaux ce lundi

mardi 4 décembre 2018 à 8:54 Par Louis-Valentin Lopez, France Bleu

Une centaine de manifestants ont été condamnés hier lundi, après les débordements de samedi lors des rassemblements de gilets jaunes. Des condamnés au profil souvent bien loin de celui du casseur.

Beaucoup de prévenus n'ont pas le profil de casseurs.
Beaucoup de prévenus n'ont pas le profil de casseurs. © Maxppp - Léon Tanguy

France

Après les violences de l'acte 3 des gilets jaunes samedi, les premiers procès et décisions de justice tombent. D'après nos décomptes il y a eu une centaine de condamnations hier lundi : une trentaine en région (Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Haute-Pyrénées, Haute-Loire...) et une soixantaine à Paris, où soixante-treize "casseurs" étaient jugés en comparution immédiate. Quelques relaxes ont été prononcées, beaucoup de peines avec sursis, de la prison ferme mais au final peu de prison effective.  

Avertir plutôt que punir

Il s'agit de donner des avertissements, disent certains juges. De plus, les fiches d'interpellation sont parfois floues : dans la confusion des émeutes, pas évident de dire qui a fait quoi. Résultat, sur les violences parisiennes par exemple, cent vingt-deux procédures ont été classées sans suite, soit près d'une sur trois.

Mais certains casseurs n'échappent pas à la prison ferme : c'est le cas d'un jeune marginal, arrêté à Paris avec un lance-pierre, qui écope de six mois de prison ferme. Deux ans de prison ferme aussi pour un autre homme, à Marseille, qui a participé au cambriolage du magasin Orange de la Cannebière. Ceux qui ont été condamnés le sont le plus souvent pour rébellion et regroupement en vue de commettre des violences.

Beaucoup de "Monsieur tout le monde"

La majorité des prévenus assurent être venus manifester pacifiquement, et beaucoup n'ont pas un profil de casseur. Steven est maçon-couvreur dans la Nièvre et il regrette les débordements : "c'était la guerre [...] ça m'a bien déçu des manifestations", témoigne à l'AFP le jeune homme de 24 ans, qui gagne 1.100 euros par mois et qui a déjà été condamné pour vol.   

J'aurais aimé que les CRS viennent nous serrer la main", Stéphane, boucher-charcutier

Pour Stéphane, boucher-charcutier dans les Hautes-Alpes, pas d'antécédents judiciaires mais les mêmes difficultés financières : un père de famille divorcé, très endetté. C'était la première fois qu'il participait à une manifestation d'une telle envergure : "j'aurais aimé que les CRS viennent nous serrer la main", lâche-t-il avant d'être condamné à quatre mois de prison, aménageables. 

Il y a tout de même ceux qui étaient venus pour en découdre comme Mickael, 30 ans. Sweat à capuche, cote de mailles, casque et billes de plomb... tout l'équipement du "black bloc", un groupe d'activistes violents. Il a déjà été condamné en 2010 et est parti directement en prison.