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Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Les gilets jaunes "réfractaires du 80" et des syndicats dénoncent des violences policières pendant l'acte 28 à Amiens

Une semaine après l'acte 28 du mouvement des gilets jaunes à Amiens, les "réfractaires du 80" et plusieurs syndicats dénoncent des violences policières. Il racontent notamment l'interpellation de 80 manifestants place René Goblet où ils expliquent avoir été "gazés sans sommation et humiliés".

Les gilets jaunes de la Somme avaient déjà manifesté contre les violences policières pendant l'acte 11 de leur mouvement à Amiens (illustration)
Les gilets jaunes de la Somme avaient déjà manifesté contre les violences policières pendant l'acte 11 de leur mouvement à Amiens (illustration) © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Amiens, France

Une semaine après la manifestation très tendue du samedi 25 mai à Amiens les gilets jaunes réfractaires du 80 et plusieurs organisations syndicales dénoncent des violences policières pendant cet acte 28 du mouvement. Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 31 mai, ils racontent notamment avoir été "gazés sans sommation et humiliés" lors de l'interpellation de 80 manifestants place René Goblet. Ils demandent à être reçus par la Préfecture de la Somme. 

Parmi les dénonciations dans le communiqué : l'arrestation d'environ 80 manifestants place René Goblet. Ils expliquent "n'avoir eu d'autre choix que d'entrer dans le centre ville, pourtant interdit à la manifestation, car repoussés de l'arrière de la gare par les forces de l'ordre". Benjamin, l'un des manifestants, raconte alors "avoir été poursuivi par des CRS avec une dizaine d'autres manifestants" puis s'être retrouvé face à des policiers : "ils ont chargé et gazé sans aucune sommation, alors qu'aucun de nous n'était violent [...] Quand j'ai repris mes esprits, j'ai vu un autre groupe, presque les uns sur les autres, allongés face contre sol et les mains attachées dans le dos", raconte-t-il. "Ce qui m'a le plus choqué, poursuit sa compagne, c'est de voir cette jeune fille faire un malaise quand les policiers ont gazé. Ils ont attendu un bon quart d'heure avant d'appeler les pompiers !" précise-t-elle. 

Sentiment de "deux poids deux mesures"

Les différents signataires dénoncent également un "deux poids deux mesures" dans la judiciarisation de leurs affaires face à celles des policiers mis en cause pour des violences policières. Mélanie notamment, l'une des gilets jaunes membre des réfractaires du 80, violemment frappée à la nuque lors de l'acte 23 du mouvement à Paris. La femme de 39 ans félicite l'annonce  du procureur de la République de Paris. Dans une interview accordée au Parisien, Rémy Heitz assure que des policiers mis en cause pour des violences lors de manifestations de "gilets jaunes" seront renvoyés devant le tribunal correctionnel "d'ici la fin de l'année".

Depuis son dépôt de plainte le mardi 23 avril, la manifestante n'a pas eu de nouvelles quant à l'avancée de son affaire. La prise de parole du procureur de Paris la rassure : elle espère "pouvoir faire face à [son] agresseur le plus vite possible. J'en ai besoin, explique-t-elle, ça fait partie du processus de reconstruction. Il n'y a pas que les dégâts physiques, il y a un traumatisme". 

"Regarde-moi, regarde ce que tu m'a fait" : Mélanie, la gilet jaune membre des réfractaires du 80 espère une avancée rapide de l'enquête ouverte après son agression par un policier pour "pouvoir lui faire face"

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