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Faits divers – Justice

Les grands parents de la petite Lea attendent beaucoup du procès de son meurtrier

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Par , France Bleu Nord

Le procès du meurtrier présumé de Léa ouvre aujourd'hui à huis clos au tribunal d'Avesnes sur Helpe. Les grands parents de la petite fille l'hébergeaient depuis 3 ans en tant que famille d'accueil, et ils avaient alerté à de multiples reprises les services sociaux des difficultés de l'adolescent.

Alain et Marie Christine devant les photos de leur petite fille
Alain et Marie Christine devant les photos de leur petite fille © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Mairieux, France

Dans la salle à manger, la petite blonde aux grands yeux bleus est partout, des dizaines de photos de toutes les tailles, tous les jours Alain et Marie Christine vont se recueillir sur la tombe de Lea, 2 ans et demi, retrouvée morte il y a un peu plus d'un an au fond de leur propriété.

Ils sont évidemment détruits depuis le drame, un drame d'autant plus douloureux, qu'ils ont accueilli avec tout leur amour l'adolescent malgré ses difficultés, comme ils le faisaient depuis 11 ans en tant que famille d'accueil. 

Ils appréhendent beaucoup de croiser son regard lors du procès, mais ils veulent comprendre pourquoi il a "torturé" et tué leur petite fille, et ils espèrent une sanction très lourde, la plus lourde possible, soit 20 ans de prison.

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

De multiples signalements aux services sociaux

La famille qui n'a plus la force d'accueillir d'enfants depuis le drame, pointe du doigt les manquements des services d'aide à l'enfance du département qui n'ont jamais répondu, et réagi à leurs multiples signalements. Très tôt, ils avaient remarqué des comportements compliqués à gérer, "il avait par exemple mis le feu à la maison, se souvient Alain, ouvert des bouteilles de gaz pendant la nuit".

Et le plus gros problème c'était des comportements sexuels inappropriés, pour éviter un problème avec les 3 autres garçons accueillis, le couple avait d'ailleurs installé une alarme sur la porte de sa chambre. Ils l'avaient signalé aux services sociaux, mais en vain, les avertissements de l'institut médico psychologique où il était hébergé la semaine sont aussi restés lettre morte.

Inadmissible pour les grands parents qui estiment que le pire aurait pu être évité

Ils se sont même pas rendus compte qu'on était en danger avec cet enfant ! il faut plus que ça arrive, j'espère que par rapport à notre histoire les services sociaux seront beaucoup plus vigilants en cas de signalement, Marie Christine

Alain espère que ce procès permettra aussi la construction de structures adaptées à ces adolescents aux très lourdes difficultés qui ne peuvent être accueillis en famille d'accueil selon lui.

Les experts ont estimé que l'adolescent aujourd'hui âgé de 15 ans était responsable de ses actes malgré une altération de son discernement, il sera donc jugé pendant 2 jours à huis clos au tribunal d'Avesnes sur Helpe.

Après le procès, la famille pourrait entamer une action contre les services sociaux du département