Faits divers – Justice

Dijon : les habitants de la Fontaine d'Ouche se plaignent de "rodéos sauvages"

Par Adeline Tavet, France Bleu Bourgogne lundi 8 août 2016 à 19:42

Les habitants sont excédés par ce qu'ils appellent des "rodéos sauvages" (illustration))
Les habitants sont excédés par ce qu'ils appellent des "rodéos sauvages" (illustration)) © Maxppp - Édouard Bride

Dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, à l'ouest de Dijon, des riverains se plaignent du bruit des motos qui parcourent le quartier. Ils dénoncent même des "rodéos sauvages". La police, de son côté, assure qu'elle prend l'affaire très au sérieux.

Le vrombissement des moteurs leur est devenu insupportable : dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, à l'ouest de Dijon, les riverains appellent régulièrement la police pour signaler des "rodéos sauvages" : des deux-roues qui circulent trop vite, parfois sur les trottoirs, et dont les pilotes ne portent parfois pas de casque. "Ces rodéos ont lieu en fin d'après-midi, parfois jusque tard dans la soirée", assure le député (PS) Laurent Grandguillaume. L'élu confirme qu'il a saisi le directeur départemental de la sécurité pour lui demander de mettre fin au problème.

"C'est le propre d'un voleur que de ne pas se laisser attraper facilement !"

Le commissaire divisionnaire Thierry Alendé confirme que les forces de l'ordre sont mobilisées en plusieurs endroits pour tenter d'enrayer le phénomène. "Il n'y a pas qu'à la Fontaine d'Ouche que le problème des rodéos se pose, assure-t-il. Nous avons parfois des signalements à Chenôve, et il est possible qu'il s'agisse des mêmes personnes". Le problème est double, d'après le directeur de la sécurité : "Ces personnes vont très vite et circulent souvent sur des engins volés. Or, c'est le propre des voleurs que de ne pas se laisser attraper facilement !", sourit-il.

Il assure toutefois que plusieurs commissariats sont mobilisés sur la question et que la police dispose de plusieurs moyens : "Nous avons des motards bien sûr, qui sont eux-même très rapides. Nous patrouillons régulièrement et nous avons enfin des unités en civil." Il regrette cependant que l'arsenal judiciaire ne soit pas plus large, pour que les deux-roues saisis ne puissent pas être rendus à leur propriétaire : "L'idéal, pour les policiers, serait qu'ils puissent confisquer beaucoup plus facilement les deux-roues qui posent problème..."