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Les habitants de Mirepoix-sur-Tarn encore meurtris, mais soulagés de voir le chantier débuter sur le pont

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Par , France Bleu Occitanie

Près d'un an et demi après l'effondrement du pont dans le Tarn, qui avait fait deux morts, le chantier de déconstruction vient de débuter. Les câbles doivent être enlevés, puis le tablier sera ensuite sorti de l'eau.

Les habitants de Mirepoix-sur-Tarn s'attardent parfois pour regarder l'avancée du chantier.
Les habitants de Mirepoix-sur-Tarn s'attardent parfois pour regarder l'avancée du chantier. © Radio France - Mathieu Ferri

"Ça fait du bien", juge Gilles, sur la place de la République. "Parce que de voir le pont dans cet état, on pense aux deux personnes décédées. Ça fait mal à chaque fois qu'on y passe devant". Cet habitant de Mirepoix-sur-Tarn est soulagé de voir qu'il se passe enfin quelque chose sur le pont métallique, dont le tablier de 600 tonnes est encore dans l'eau du Tarn, après son effondrement le 18 novembre 2019.

"Revoir les débris, c'est repenser au drame."

Ce jour-là, le pont suspendu s'écroule dans le fleuve, sous le poids d'un camion trop lourd, qui n'aurait jamais dû passer par là. Le drame avait causé la mort de deux personnes : le chauffeur du poids lourd, et une adolescente de 15 ans, passagère d'une voiture.

"Revoir les débris, c'est repenser au drame", explique la maire, Sonia Blanchard Essner, "mais c'est important de pouvoir passer à une autre étape, avec ces travaux".

Depuis le début de semaine, une nacelle a été installée par une entreprise spécialisée pour un chantier aérien qui doit se dérouler jusqu'au mois de mai. Les techniciens vont récupérer les attaches des câbles, avant d'enlever les 12 câbles eux-mêmes. Les pylônes du pont suspendu doivent aussi être retirés ensuite.

Découper le tablier de 600 tonnes directement dans l'eau du Tarn

Viendra ensuite un autre chantier, certainement pendant l'été, quand le niveau de l'eau du Tarn sera moins important. Il faudra alors retirer le tablier du fleuve où il repose, tordu, et coupé en deux. "On est sur un chantier hors normes" juge Richard Fournier, le chef du service des ouvrages d'art au Conseil Départemental de Haute-Garonne.

"On est sur un chantier hors normes."

Pour pouvoir sortir la partie du tablier qui est immergée, "il va falloir la découper dans l'eau. Et quand on aura des éléments de tailles raisonnables, il faudra trouver un moyen pour les sortir de l'eau".

Un chantier complexe, très loin, que les habitants suivent de près ou de loin, en s'arrêtant quelques minutes lors d'une promenade. Avec parfois de la nostalgie, pour les plus anciens. "Parce qu'on l'a emprunté quelques fois, ce pont" résume Christian. Baguette de pain sous le bras, Renaud se souvient : "ça fait 50 ans que je suis ici. Jeunes, on s'amusait sur ce pont. Il fait partie de la famille".

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