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Faits divers – Justice

Les habitants sous le choc après le triple homicide dans un appartement de Cherbourg

dimanche 31 mars 2019 à 16:36 Par Léa Guedj, France Bleu Cotentin

Le quartier des Provinces est sous le choc depuis la découverte des corps de trois personnes, dont deux enfants, dans un appartement. Les pompiers intervenaient pour un feu, ils se sont retrouvés face à un "drame familial". C'est la piste privilégiée par le procureur chargé de l'enquête.

Les flammes ont ravagé l'appartement numéro 19 du troisième étage de l'immeuble, au numéro 3 de la rue des Vosges, dans le quartier Les Provinces.
Les flammes ont ravagé l'appartement numéro 19 du troisième étage de l'immeuble, au numéro 3 de la rue des Vosges, dans le quartier Les Provinces. © Radio France - Léa Guedj

Cherbourg, France

Les corps de deux enfants, blessés à l'arme blanche, et d'un homme, vraisemblablement leur père, ont été retrouvés dans un appartement en feu, rue des Vosges. Une troisième fillette de 12 ans a été évacuée dans un état grave vers le CHU de Caen où elle a été opérée. Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire par le procureur de la république de Cherbourg.

Dans l'immeuble, c'est la stupeur. C'est en montant les escaliers depuis son domicile au niveau -2, que Jean Paul est tombé sur les secours qui pratiquaient un massage cardiaque sur une victime. Les frères et sœurs étaient effectivement pris en charge rapidement par les secours dans le hall de l'immeuble, en vain pour deux d'entre eux. Sur les murs, _"il y avait du sang partout"_, observe Évelyne qui loge au rez-de-chaussée. Entre temps, le service de nettoyage est passé par là, les enquêteurs de la police judiciaire aussi. Ils ont placé sous scellées l'appartement 19, ravagé par les flammes, et dont l'entrée est recouverte de sang.

À l'étage du dessus, Natacha est installée depuis 11 ans. C'est elle qui a alerté les pompiers, aux alentours de 16 heures. Elle venait de voir les flammes depuis son balcon. Pourtant, avant l'incendie, elle n'avait "rien entendu" d'anormal. Presque deux heures plus tôt, elle avait même aperçu "un enfant et un adulte qui fumait sa cigarette" sur le balcon.

Lionel habite le 4ème étage. En 24 ans, il a bien eu vent de "quelques petites histoires de voisinage", mais jamais de "gros problème". Le samedi après-midi, posté devant sa télé, il n'a "rien entendu" non plus, "pas de cri, pas de coup, pas d'appel au secours", s'étonne-t-il. Avant ce drame, il dit avoir même ignoré la présence de locataires, juste en-dessous de chez lui. "On n'entendait jamais de bruit (...), je ne voyais jamais personne rentrer ou sortir", assure--t-il.

L'émotion dans tout le quartier

Sur le marché l'avenue de Normandie, au lendemain drame, "tout le monde en parle", note Lofti. Il faut dire que l'on se connait bien entre voisins. Depuis samedi soir, sa propre fille est "choquée". Elle avait l'habitude de prendre le bus tous les matins avec la l'aînée de la famille. Elle avait même fêté un anniversaire avec des membres de la fratrie, dont ils ont conservé une vidéo. "Depuis, on regarde la vidéo de l'anniversaire en boucle", soupire Lofti.

Au bar PMU des Provinces, Ahmed apprend aussi la nouvelle. Il est "inquiet". L'une des victimes serait "une copine d'école" de sa fille, au collège. "Elle est traumatisée", regrette-t-il. 40 ans qu'il habite ce quartier, il n'avait jamais vu ça. Mounir connait lui aussi un des enfants décédés. "Un petit garçon" qui était "dans la même classe" que sa fille. La belle sœur de Mounir est même "une amie" de la mère de famille, hospitalisée en état de choc.

D'après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs du SRPJ de Caen, le père de famille vivait seul depuis quelques temps.