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Économie – Social

Les livreurs Deliveroo de Besançon en colère contre la nouvelle politique tarifaire de la plateforme

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Par , France Bleu Besançon

Les livreurs Deliveroo de Besançon vont se rassembler place de la Révolution ce mercredi soir. Ils dénoncent la nouvelle politique de la plateforme qui abaisse le tarif minimum perçu par les livreurs pour chaque course.

Les livreurs veulent exprimer leurs ras-le-bol
Les livreurs veulent exprimer leurs ras-le-bol © Radio France - Elie Abergel

"Nous n'avons aucun moyen de protestation, notre salaire baisse et nous ne pouvons rien faire". Comme de très nombreux coursiers Deliveroo, Jacques (nom d'emprunt), est en colère contre la nouvelle politique tarifaire de Deliveroo, la plateforme de livraison. 

Avec d'autres livreurs, il a prévu d'exprimer son mécontentement ce mercredi soir, place de la Révolution à Besançon. Des rassemblements similaires ont eu lieu entre autres à Toulouse ou Montpellier cette semaine.

Cette semaine, Deliveroo a abaissé le minimum perçu par les livreurs quelle que soit la durée de la course. "Avant, nous étions payés minimum 4,50€ la course, que nous roulions 100 mètres ou 5 kilomètres", commence Marc, qui ne souhaite pas donner son vrai prénom.  

"Aujourd'hui ce tarif peut osciller entre 1,50€ et 2€, le manque à gagner est énorme", conclut le jeune livreur, qui a estimé la baisse de salaire à "environ 600 euros par mois". 

De son côté, la plateforme Deliveroo affirme qu'aucune à ce prix là n'a été effectuée sur Besançon. La plateforme affirme que si les tarifs baissent pour les courses courtes, c'est pour mieux rémunérer les courses longues, à la demande des livreurs.  

Des conditions de travail trop dures ? 

A cela s'ajoute les charges que les livreurs doivent payer sur leur salaire, conséquence de leur statut d'auto-entrepreneur. "Sans oublier les impôts à la fin de l'année", glisse Marc. 

"_Nos conditions de travail sont difficile_s", rappelle Jacques, "nous pouvons rouler parfois 100 kilomètres par jour". Alors, les livreurs investissent dans des vélos électriques, à leur frais. 

"Il faut compter entre 1300 euros et 3000 euros pour un vélo électrique, mais à Besançon c'est indispensable avec toutes les collines", détaille Jacques.  

Pour Jacques comme pour Marc, cette nouvelle politique tarifaire jugée injuste pourrait bien les contraindre à cesser leur activité de livreurs vélo.