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Les lycéens suspectés d'avoir agressé des policiers à Béziers mis en examen

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Les adolescents suspectés d'avoir agressé des policiers mercredi à Béziers ont été déférés ce vendredi au parquet, avant d'être remis en liberté. Le plus impliqué des trois sera jugé ultérieurement. La juge des enfants a ordonné une mesure de réparation pénale pour les deux autres

Le palais de justice de Béziers
Le palais de justice de Béziers © Radio France - Gaëlle Schüller

Trois lycéens ont été mis en examen ce vendredi après des violences commises lors d'une manifestation de lycéens ce mercredi 7 mai à Béziers (Hérault). Ils sont soupçonnés d'avoir brûlé des containers poubelles et lancé des projectiles (des pierres, des œufs et des bouteilles) autour du lycée Henri IV contre des policiers et des pompiers. Ces  jeunes sont âgés de 16 ans et sont tous les trois scolarisés au lycée Jean-Moulin de Béziers. Ces derniers manifestaient en centre-ville avec d'autres élèves suite à l'appel national lancé afin de "s'opposer au maintien des épreuves du baccalauréat" en raison de la dégradation de leur condition d'enseignement, durant la crise sanitaire.

Les élèves ont été présentés devant le parquet de Béziers

Le premier a été mis en examen pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail" et "dégradations d'un bien par incendie." Au cours de sa garde à vue, il a reconnu qu'il avait participé à la mise à feu des containers poubelles, mais a nié toute projection d'objets à l'encontre des policiers. En attendant son jugement, la juge des enfants l'a placé sous liberté surveillée et sous suivi psychologique.    

Le deuxième lycéen de 16 ans a été mis en examen pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail" et "outrages à l'encontre des mêmes policiers en les injuriant lors de son interpellation". 

Selon le parquet de Béziers, il détenait dans ses poches un petit morceau de béton et plusieurs petits cailloux. Au cours de sa garde à vue, il a seulement reconnu avoir jeté une seule fois une poignée de petites pierres en direction des policiers. Ce lycéen a également affirmé avoir insulté les policiers sans connaître leur qualité. 

Enfin, le troisième lycéen a été mis en examen pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique n'ayant entraîné aucune incapacité totale de travail." Au cours de sa garde à vue, il a reconnu les faits, affirmant avoir agi comme tout le monde et qu'il regrettait son comportement. 

Pour ces deux derniers, la juge des enfants a ordonné une mesure de réparation pénale confiée à la Protection Judiciaire de la jeunesse. Il s'agit de mettre en œuvre des démarches concrètes à finalité pédagogique, notamment à l'égard des forces de l'ordre, pour leur faire prendre conscience de la gravité des infractions commises et de leurs conséquences, y compris pour leur avenir.   

Des jeunes inconnus de la justice

D’après Raphaël Balland, le procureur de la République, aucun de ces mineurs n'avait été condamné jusqu'à présent. Les violences sur un policier ou un gendarme n’ayant entraîné aucune blessure font encourir la peine maximale de trois ans d'emprisonnement. 

La dégradation d'un bien par incendie ou par tout autre moyen dangereux pour les personnes fait encourir la peine maximale de 10 ans d'emprisonnement. Les outrages sur personnes dépositaires de l'autorité publique font encourir la peine d'un an d'emprisonnement.    

Déjà des affrontements entre policiers et lycéens en 2018, surfant sur la vague des gilets jaunes

Fin 2018 des violences bien plus importantes avaient été commises par des lycéens. Des poubelles avaient là aussi été incendiées. Les jeunes évoluant dans le centre-ville avec des bidons d'essence. Suite à ces débordements et des affrontement avec les forces de l'ordre, l'un d'eux a perdu un œil devant le lycée Jean-Moulin après un tir de flashball. Il avait 16 ans et ne faisait pas parti des manifestants. 

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