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Faits divers – Justice

Jamal et Nouredine, deux migrants soudanais, témoignent leur soulagement d'être à Mauzac et Grand Castang

samedi 7 novembre 2015 à 0:40 Par Pauline Ben Ali, France Bleu Périgord

49 migrants, 48 soudanais et un érythréen, sont arrivés depuis dix jours dans la commune. Tous provenaient de la "jungle" de Calais, et restent un mois dans la commune périgourdine.

Un migrant soudanais dans la "jungle" de Calais
Un migrant soudanais dans la "jungle" de Calais © Maxppp - Pauline Ben Ali

Mauzac-et-Grand-Castang, France

_"Je cherche, tu cherches, nous cherchons..." Nouredine vient de sortir du cours de français. Depuis leur arrivée le 27 octobre, deux professeurs leur apprennent la langue, trois heures par jour. "C'est incroyable" s'exclame ce soudanais de 30 ans "tout est bien ici, les gens sont très gentils, ils viennent souvent nous voir, on a tout pour dormir, de la nourriture"_. 

A Calais on dormait dans des tentes, il pleuvait pratiquement tous les jours(...)Il n'y avait ni électricité, ni toilettes, c'était terrible.

Loin de l'enfer de Calais et de sa "jungle", le migrant a retrouvé le sourire depuis une semaine "Je veux remercier tout le monde ici et toutes les personnes aux alentours qui viennent souvent nous voir".        

Nourredine et Jamal, soulagés d'être ici depuis une semaine

Les bénévoles de la Croix Rouge ont pris en charge leur arrivée et leur fournissent de la nourriture. Beaucoup de personnes ont aussi fait des dons de meubles, et de vêtements aux migrants. Jamal, un autre soudanais de 30 ans est soulagé d'être ici "A Calais on dormait dans des tentes, il pleuvait pratiquement tous les jours et il faisait froid, on ne mangeait qu'un repas par jour...Il n'y avait ni électricité, ni toilettes, c'était terrible" explique le migrant qui a vécu à Calais pendant deux mois dès son arrivée en France. "L'association La Vie Active faisait un énorme travail mais il y avait trop de personnes, les bénévoles ne pouvaient pas s'occuper de tout le monde". 

Le centre d'accueil des migrants est gardé par des gendarmes 24h/24h - Aucun(e)
Le centre d'accueil des migrants est gardé par des gendarmes 24h/24h - Pauline Ben Ali

A Mauzac et Grand Castang, les  migrants qui ne sont plus que **49  (l'un d'entre eux a quitté le centre) tentent de faire table rase de cette mauvaise passe, ils apprennent le français, font du sport avec les bénévoles, et surtout repensent leur avenir** "Quand je suis arrivé à Calais, j'ai commencé à faire les démarches pour le droit d'asile à la sous-préfecture de Calais car la procédure est plus rapide là bas, c'est en partie pour ça qu'on restait là-bas, je n'ai jamais voulu traverser la frontière" affirme Jamal. 

Dans le bourg, suite à l'arrivée du groupe, la tension est encore palpable, les habitants restent méfiants. Mais Jamal ne ressent pas cette crainte "Nous sommes allés dans le village, nous avons rencontré des personnes âgées, des enfants, tout le monde nous dit bonjour! " plaisante t-il en prononçant le mot en français.     

"A Calais, on dormait dans des tentes, sans électricité, ni toilettes" Jamal

S'ils obtiennent le droit d'asile en France, les deux migrants espèrent rapidement trouver du travail "hôtel, restauration, agriculture", ils envisagent tous les types d'emplois pour le moment.