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Les musulmans de Charente-Maritime portent plainte après le dérapage d'un élu à Pons

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Par , France Bleu La Rochelle

Le 21 octobre dernier, 200 personnes ont participé à l'hommage à Samuel Paty à Pons. Lorsqu'il a pris la parole, l'élu d'opposition Stanislas Czerwinski s'est lancé dans une diatribe contre l'islam et le coran. Inacceptable pour l'association culturelle islamique de Charente-Maritime.

Hommage à Samuel Paty (image d'illustration).
Hommage à Samuel Paty (image d'illustration). © Maxppp - Le Pictorium

Jusqu'où peut-on aller dans la critique de l'islam et des musulmans? C'est la question posée à la justice, après la sortie virulente d'un élu d'opposition de la ville de Pons (Charente-Maritime). C'était le 21 octobre : Stanislas Czerwinski avait profité de l'hommage rendu à Samuel Paty pour se lancer dans une diatribe contre le coran, qui selon lui justifie la violence contre les non-musulmans.

Une interprétation totalement erronée pour l'association culturelle islamique de la Charente-Maritime, qui a décidé de porter plainte pour incitation à la haine. Cette plainte fait suite à celles de plusieurs élus de Pons, dont le maire. 

Retour sur les faits

200 personnes sont réunies ce 21 octobre devant la statue d'Emile Combes à Pons, pour l'hommage à Samuel Paty, cet enseignant assassiné par un djihadiste. Dans un esprit de concorde, le maire Jacky Botton accepte de laisser s'exprimer l'élu d'opposition Stanislas Czerwinski, ancien du Front national et militant identitaire.

Mais dans son discours, le conseiller municipal d'opposition élu en mars dernier s'en prend immédiatement à l'islam, religion de haine selon lui : "tous ceux qui tuent au nom d'Allah, assène Stanislas Czerwinski, ne sont pas des fous, ce sont des bons musulmans selon le coran."

Emotion dans la foule. Le maire Jacky Botton reprend rapidement le micro. Le jour même, Stanislas Czerwinski partage sur Internet la vidéo de la scène, qui fait mouche auprès de la mouvance identitaire. Une trentaine de courriers et mails d'insultes sont adressés au maire et à plusieurs colistiers, qui portent plainte.

Mais au terme de l'enquête policière, le procureur de Saintes décide de classer l'affaire sans suite. Y a-t-il incitation à la haine? "L'infraction est insuffisamment caractérisée", explique Nicolas Septe, qui rappelle que la liberté d'expression permet de critiquer une religion.

Cette analyse ne satisfait pas l'association culturelle islamique de la Charente-Maritime, déterminée à obtenir des poursuites. L'ACICM a porté plainte directement auprès du procureur de La Rochelle, qui a confié le dossier à son confrère de Saintes. Le préfet est également saisi.

Les colistiers de Stanislas Czerwinski tiennent à faire savoir qu'ils se désolidarisent de leur collègue. Lors du prochain conseil municipal, ils demanderont à ne pas siéger à ses côtés.

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