Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les opposants au projet de blanchisserie nucléaire en bord de Marne, fixés sur leur recours ce mercredi

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Champagne-Ardenne

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit rendre sa décision ce mercredi 15 juillet sur le projet contesté d'installation d'une blanchisserie nucléaire en Haute-Marne. Les opposants estiment que les études d'impact, notamment sur la rivière Marne, ne sont pas suffisantes.

Les opposants au projet avec leur avocat, Maître Delalande
Les opposants au projet avec leur avocat, Maître Delalande © Radio France - Sophie Constanzer

La justice doit rendre sa décision ce mercredi 15 juillet concernant le référé de suspension déposé par les opposants au projet d'installation d'une blanchisserie nucléaire à Suzannecourt en Haute-Marne. Le 8 juin, la préfecture de Haute-Marne a donné son feu vert à ce projet contesté de laverie industrielle de vêtements qui proviennent d'installations nucléaires, et porté par l'entreprise Unitech services. Les opposants rassemblés dans le "collectif contre Unitech" ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui a étudié le dossier, vendredi 10 juillet. Car ils alertent depuis toujours sur le danger pour la rivière Marne

Des études d'impact jugées insuffisantes 

Le projet est destiné à laver environ 1.900 tonnes par an de vêtements portés par des employés qui travaillent dans des zones "faiblement contaminées" selon l'entreprise Unitech, à l'origine du projet. Mais selon Jean-Marc Fleury, l'un des porte-paroles du collectif contre Unitech, les études d'impact du rejet des eaux utilisées pour le lavage des vêtements contaminés dans la rivière Marne sont insuffisantes . Pour lui, la pollution concernera tous les territoires qui bordent la Marne en aval de la future installation : « le problème de pollution ne se posera pas sur les endroits que l'on va surveiller mais bien plus en aval et ce n'est pas évoqué, on ne sait pas où va se faire la sédimentation mais ce qui est sûr c'est que cela va se déposer à un endroit et il y aura une pollution majeure ». 

Parmi les autres opposants, l'association France Nature Environnement Grand-Est mais aussi le réseau Sortir du nucléaire, qui s'inquiète bien au delà de la Haute-Marne. "C'est une laverie nationale, voir même internationale, du fait qu'on aura du linge contaminé des transfrontaliers et ce linge va converger, ça pose question en termes de transport et en termes de dangerosité ! Et on parle de la laverie mais pas de l'usine de décontamination des métaux qui va avec", souligne Angélique Huguin membre du réseau dans la Meuse.  

Unitech se défend

Selon l'avocate du porteur du projet Unitech, la société a "pris en compte les inquiétudes et les remarques". "Le linge sera très peu chargé en radioactivité et l'eau utilisée par le lavage ne part pas directement dans la Marne, elle est d'abord analysée dans une cuve tampon et si elle dépasse des valeurs limites l'eau ne sera pas rejetée dans la rivière", insisteMarie-Pierre Maître, avocate de la société Unitech services. Les travaux pourraient commencer dès cet automne, si la décision ne suspend par le projet et 40 emplois doivent être crées selon la société. 

Ce projet de blanchisserie nucléaire se situe à une vingtaine de kilomètres seulement d'un autre projet contesté, le projet Cigéo d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure dans la Meuse. Et quelque soit la décision ce mercredi, le collectif contre Unitech compte bien déposer un autre recours juridique. Le collectif appelle aux dons pour financer ce recours. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess