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Faits divers - Justice

EXCLU - Des parents portent plainte contre l'instituteur qui a frotté la joue de leur enfant avec une éponge

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu

Les parents de César, 4 ans et demi, scolarisé à l'école maternelle La Quinsounaïo à Roquevaire, portent plainte contre l'instituteur de leur fils. L'enseignant dit avoir nettoyé une trace de feutre sur la joue de l'enfant en utilisant une éponge. Selon César, le maître a utilisé le côté abrasif.

 La lésion du petit César constatée par un médecin légiste
La lésion du petit César constatée par un médecin légiste - Nelly Martinez

Roquevaire, France

Les parents du petit César ne sont pas prêts d'oublier l'appel téléphonique de l'instituteur de leur fils, César, 4 ans et demi, scolarisé à l'école maternelle La Quinsounaïo à Roquevaire (Bouches-du-Rhône). Ce mardi 1er octobre, l'enseignant explique à la maman qu'il vient de nettoyer la joue de l'enfant avec une éponge pour retirer une trace de feutre et que l'enfant a fait une allergie

Mais quand les parents récupèrent leur enfant, ils constatent que ce dernier présente une importante lésion sur la paumette droite de 2 x 3 cm, qui ressemble à une brûlure. Selon les parents, l'instituteur explique qu'il a frotté avec une éponge pour que "ça serve d'exemple aux autres enfants"

L'enfant, lui, raconte à ses parents que l'instituteur a frotté avec le côté vert, abrasif, de l'éponge et lui a fait mal.

Les parents portent plainte 

Le soir-même, les parents du petit César portent plainte contre l'enseignant à la gendarmerie de Roquevaire. Sur demande du procureur, un médecin légiste de l'institut médico-légal de Marseille examine l'enfant. Un médecin généraliste constate également "une lésion cutanée de dermabrasion-brûlure" entraînant une ITT de cinq jours. Au lendemain des faits, l'enseignant n'est pas revenu en classe

Mais 15 jours plus tard, un rendez-vous a lieu à l'école entre les parents, la directrice et l'inspecteur d'académie. Celui-ci annonce aux parents que l'enseignant en question va reprendre sa classe au retour des vacances de la Toussaint, précisant par écrit, suite à ce rendez-vous, qu'il ne lui appartient pas, "au regard de l'enquête en cours menée par la gendarmerie, de sanctionner ou de déplacer l'enseignant". 

Une nouvelle enseignante pour César et ses camarades

Lors de ce rendez-vous, les parents manifestent leur vive opposition, refusant le retour de l'enseignant auprès de César et des autres enfants. Et finalement, après cette rencontre houleuse, les parents sont informés par un courrier de l'inspecteur d'académie "qu'une nouvelle enseignante sera affectée sur l'école. Cette décision a été prise non pas en réponse à vos menaces répétées, mais uniquement dans le seul souci d'apaiser le climat sur l'école". 

Et c'est effectivement ce qui s'est passé. Selon Dominique Truant, l'inspectrice de l'Éducation nationale adjointe à l'inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône en charge du premier degré, une nouvelle enseignante a été affectée "pour que César puisse apprendre dans les meilleures conditions et que les parents d'élèves retrouvent la confiance nécessaire à l'apprentissage de l'enfant, le temps que l'enquête soit menée".

Les parents bouleversés attendent les résultats de l'enquête 

Les parents du petit César, accompagnés d'un avocat, attendent maintenant les résultats de l'enquête de gendarmerie. Depuis l'incident, Nelly, la maman, explique que son enfant "s'est remis à faire pipi au lit et à prendre la sucette. Psychologiquement, il est atteint. Il se remet à taper".

"On apprend à nos enfants à ne pas taper, à s’excuser, et nous, on n'a reçu aucune excuse verbale ou écrite de l'instituteur", poursuit-elle. Et le papa, Serge, ajoute : "En aucun cas, un instituteur en faute ne doit reprendre ses fonctions. L'inspecteur d'académie doit protéger nos enfants dans nos écoles."

Une enquête de gendarmerie est en cours - Aucun(e)
Une enquête de gendarmerie est en cours - Nelly Martinez
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