Faits divers – Justice

Les policiers castelroussins rassemblés en signe de solidarité avec leurs collègues de l'Essonne

Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry mardi 11 octobre 2016 à 13:34

Ce mardi midi, les policiers castelroussins se sont rassemblés devant les grilles du commissariat
Ce mardi midi, les policiers castelroussins se sont rassemblés devant les grilles du commissariat © Radio France - Sarah Tuchscherer

Trois jours après l'attaque de quatre fonctionnaires dans l'Essonne, pris pour cible à coups de cocktails Molotov, une trentaine de policiers se sont rassemblés ce mardi devant le commissariat de Châteauroux.

Châteauroux n'est pas Viry-Châtillon, pourtant l'onde de choc suscitée par l'agression de quatre policiers ce week-end dans cette commune sensible de région parisienne s'est propagée jusqu'à la préfecture de l'Indre. "C'est loin de Châteauroux mais ça peut arriver partout, assure le secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance, Jérôme Retailleau. Se faire caillasser, ça n'est pas notre quotidien, mais ça arrive un peu plus souvent qu'auparavant. Il y a à Châteauroux un ou deux quartiers difficiles où on prend des projectiles sur certaines interventions".

60 fonctionnaires en moins

Son homologue du syndicat Unité-SGP-FO, Laurent Hornec, dénonce lui aussi une dégradation des conditions de travail des policiers : "On a une baisse d'effectifs constante, un matériel qui devient obsolète, des véhicules qui ont beaucoup de kilomètres..." D'après les syndicats, le nombre de fonctionnaires de la police nationale affectés à Châteauroux serait passé de 220 au début des années 2000 à 160 aujourd'hui.

"Sauvageons", un mot qui ne passe pas

Le fait que le premier ministre Manuel Valls se soit rendu dans plusieurs commissariats de l'Essonne en compagnie de son ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve n'a pas apaisé la colère des policiers présents ce mardi à Châteauroux. L'un d'entre eux arborait une pancarte portant l'inscription "cocktail molotov = crime". Laurent Hornec, d'Unité-SGP-FO, ne digère pas les propos de Bernard Cazeneuve concernant les auteurs de l'agression : "Quand on a un ministre qui parle de sauvageons au lieu de parler d'assassins, il y a un problème de langage".

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