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Faits divers – Justice

Les policiers expriment leur "ras-le-bol" suite aux agressions et dénoncent "l’impunité" des délinquants

mardi 9 janvier 2018 à 18:44 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris et France Bleu

Après les agressions à Saint-Etienne lundi, Corbeil mardi et dix jours après Champigny-sur-Marne, 250 policiers se sont réunis ce mardi, à l'appel du syndicat SGP Police, devant les locaux de la DDSP (Direction Départementale de la sécurité publique) à Créteil (Val-de-Marne).

Manifestation SGP Police devant la DDSP de Créteil mardi 09.01.2018
Manifestation SGP Police devant la DDSP de Créteil mardi 09.01.2018 © Radio France - Valentin Dunate

Créteil, France

Le 31 décembre dernier, un capitaine de police a eu le nez cassé et une gardienne de la paix a été rouée de coups au sol. Ils se sont vu prescrire dix et sept jours d'incapacité totale de travail (ITT). Les faits se sont produits à Champigny-sur-Marne et pour marquer le coup, le syndicat SGP Police FO a décidé de donner rendez-vous aux policiers ce mardi devant les locaux de la DDSP (Direction Départementale de la sécurité publique) du Val-de-Marne à Créteil. 

Les 250 policiers présents voulaient d’abord exprimer leur solidarité (avec une minute d’applaudissement) mais aussi dénoncer l’"impunité" de certains délinquants. 

"Ce que nous voulons, c'est une véritable réponse pénale" 

Eddy sid, délégué du syndicat SGP Police FO : "Aujourd’hui on est arrivé en grand nombre de la DFSSP du 94 en solidarité à nos collègues après l’agression dont ils ont été victimes à Champigny mais aussi parce qu’on en a ras le bol. Il y a aujourd’hui un sentiment de ras le bol généralisé. On se fait tout le temps agressé, on est souvent menacés et on en arrive à un point où il a y peu de réponses pénales. _Ce qu’on veut c’est une véritable réponse pénale_. Le code pénal permet de pouvoir condamner amplement les délinquants, mais il faut que les textes soient appliqués"

"Les gens se sentaient un peu plus concernés au début des attentats" 

Isabelle fait partie d'un BAC dans le Val-de-Marne : "Je suis venu en solidarité avec les collèges blessés à Champigny mais également pour dénoncer le mal-être de la police en règle générale, sur toute la politique du chiffre qui est assez présente, sur les pressions mais aussi, malheureusement, sur le fait que la population est de moins en moins dernière nous. _Les gens se sentaient un peu plus concernés il y a quelques années, au début des attentats. Ils aimaient leur police_, ils nous soutenaient à 200 % et on se rend compte que ça a bien changé. Les gens se sentent un peu moins concernés, un peu plus en sécurité, mais nous, notre sécurité, est en péril aujourd’hui. "

Gérard Collomb a promis "une réponse forte" 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a promis mardi "une réponse forte" lorsque des policiers sont pris pour cible. "L'effectivité de la réponse pénale en cas de violences commises envers un fonctionnaire de police est pour moi et pour la garde des Sceaux (...) une priorité", a-t-il déclaré lors de la cérémonie de voeux du syndicat Unsa police à Paris.