Faits divers – Justice

Les policiers nîmois se rassemblent devant le palais de justice

Par Camille Payan et Fabien Randrianarisoa, France Bleu Gard Lozère mardi 25 octobre 2016 à 16:16

Les policiers en civil devant le palais de justice de Nîmes
Les policiers en civil devant le palais de justice de Nîmes © Radio France - Fabien Randrianarissoa

Une dizaine de policiers nîmois en civil se sont rassemblés devant le palais de justice de Nîmes ce mardi à la mi-journée. Une action pour dénoncer ce qu'ils appellent le laxisme de la justice envers les délinquants.

Une nouvelle action des policiers nîmois ce mardi. Après s'est rassemblé devant les arènes de Nîmes il y a plusieurs jours, les policiers nîmois ont voulu manifester leur ras-le-bol devant le palais de justice de la ville.

Depuis l'agression de Viry-Châtillon (Essonne), la police se mobilise en France pour dénoncer le manque de moyens et demander au gouvernement des promesses concrètes.

À Nîmes ce mardi midi, les agents, comme dans d'autres villes en France ont voulu aussi dénoncer les difficultés liées à la justice. En plus de réclamer la révision de la légitime défense, les policiers veulentle retour des peines planchers.

"Il faut une réponse pénale forte, certains magistrats prononcent des peines qui ne sont pas assez lourdes." - Pierre Coste, policier à Nîmes

Pierre Coste policier et membre du syndicat Alliance

Ce lundi déjà, les syndicats de police de Nîmes ont été reçus par le préfet, Didier Lauga. Une table ronde au cours de laquelle les policiers ont pu lui faire part de leur malaise et leurs attentes. D

idier Lauga s'est rendu aussi ce mardi matin au commissariat de Nîmes, une rencontre jugée un peu "tendue" par certains agents. Par crainte de représailles les policiers n'ont pas souhaité exprimer leur malaise devant leur hiérarchie, qui a été priée de quitter les lieux. Finalement le dialogue a pu avoir lieu.

"La rencontre avec le préfet s'est passée dans une ambiance étranger, les policiers ont peur des représailles." - Rémi Alonso gardien de la paix

Rémi Alonso gardien de la paix à Nîmes

Le préfet doit poursuivre ses visites jeudi. Il se rendra aux commissariats de Bagnols-sur-Cèze et d'Alès. Et ce mercredi, les policiers appellent à une marche collective un peu partout en France alors qu'une délégation sera reçue par le président François Hollande.

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