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Faits divers – Justice

Les policiers scientifiques du Limousin en colère contre leur statut

mercredi 26 décembre 2018 à 17:57 Par Willy Moreau, France Bleu Limousin

Alors que les principaux syndicats nationaux ont lancé ce mercredi un préavis de grève illimité, les policiers scientifiques du Limousin estiment qu'ils ne sont pas assez reconnus. Le ministère de l'Intérieur a prévu de les recevoir début janvier.

Les syndicats des policiers techniques et scientifiques ont déposé ce mercredi un préavis de grève.
Les syndicats des policiers techniques et scientifiques ont déposé ce mercredi un préavis de grève. © Radio France - Franck HAKMOUN

Limousin, France

C'est en grande partie grâce à eux que les enquêtes sont menées à terme mais ils ne se sentent pas assez reconnus. Les syndicats nationaux des policiers techniques et scientifiques ont déposé ce mercredi un préavis de grève afin de faire évoluer leur statut. Le ministère de l'Intérieur promet de les recevoir le 8 janvier

"C'est déjà arrivé que des collègues soient seuls sur un cambriolage et que l'auteur soit encore dans la maison" - Morgane, policière scientifique à Brive

Le statut des fonctionnaires de la police technique et scientifique date des années 90. "À l'époque, les premiers policiers étaient surtout en bureau pour faire des analyses, explique Morgane du syndicat SGP Police et fonctionnaire à Brive. Aujourd'hui, pour schématiser, on est à 75% sur le terrain et à 25% au bureau"

Or, son statut ne reconnaît pas le caractère dangereux de son métier. "On n'est pas armés, on n'a pas de formation pour réagir en cas d'agression alors qu'on est exposés et parfois seuls sur le terrain", se plaint la fonctionnaire.

Une fatigue chronique

Le risque est d'autant plus important que les journées sont longues. Les fonctionnaires se retrouvent régulièrement d'astreinte et souvent appelés en pleine nuit. Les syndicats évoquent entre 500 à 700 heures supplémentaires en moyenne par fonctionnaire non rémunérées

"J'ai déjà dormi 15 minutes dans une voiture pour me reposer et puis repartir", se rappelle Morgane. La trentaine de policiers techniques et scientifiques en Haute-Vienne et en Corrèze espèrent donc que leur statut sera revalorisé au même niveau que leurs collègues "actifs".

"Nous sommes des policiers comme les autres !" - Morgane, du syndicat SGP Police

Face à cette gronde, le ministère de l'Intérieur promet une réunion le 8 janvier.