Faits divers – Justice

Les pompiers de l'Yonne équipés pour intervenir en cas d'attentat

Par Renaud Candelier, France Bleu Auxerre vendredi 21 avril 2017 à 17:31

Huit tenues de protection balistique seront réparties entre les pompiers d'Auxerre et de Sens
Huit tenues de protection balistique seront réparties entre les pompiers d'Auxerre et de Sens - SDIS 89

L'attentat de jeudi soir contre des policiers sur les Champs Elysées rappelle à quel point les forces de sécurité sont devenues des cibles du terrorisme. Ce risque a aussi été intégré par les pompiers de l'Yonne qui viennent de recevoir huit nouveaux équipements pare-balles.

Les pompiers de l'Yonne viennent de recevoir ces nouveaux équipements constitués d'une chasuble porte-plaques capable d'arrêter des balles de pistolet 9 mm ou des balles de kalachnikov, ainsi que d'un casque avec visière. En cas d'attentat, ils seraient amenés à secourir d'éventuelles victimes. Et ils auraient besoin d'être protégés contre des tirs explique le Colonel Jérôme Vincent, directeur adjoint des sapeurs pompiers de l'Yonne: "ces gilets résistent aux projectiles usuels utilisés dans les attentats tirés par des armes des poing ou des kalachnikovs."

Est-ce le rôle des pompiers d'intervenir sur un lieu d'attentat ?

Selon le Colonel Jerome Vincent, c'est bien le rôle des sapeurs pompiers de porter assistance aux victimes mais pas dans la zone la plus dangereuse: "il s'agirait en fait d'aller chercher une victime en limite d'une zone d'exclusion, c'est-à-dire ce qu'on appelle une zone rouge qui serait encore menacée. Un certain nombre de victimes pourraient être ramenées par les forces spécialisées et nous pourrions être amenés à chercher ces victimes pour les traiter."

"Le groupe de sapeurs pompiers interviendrait sous protection d'un bouclier et de policiers ou gendarmes qui pourront riposter à des tirs"

- Jerôme Vincent, directeur adjoint du SDIS 89

Pour cela y parvenir, les pompiers de l'Yonne devront être formés conjointement à des policiers. Cela pourra se faire notamment à l’École Nationale de Police de Sens ajoute le colonel Vincent: "c'est un type d'opération très particulier en ce sens qu'il y a une collaboration étroite avec les forces de l'ordre. Le groupe d'extraction (des victimes) constitué de quatre sapeurs pompiers va intervenir sous la protection, probablement d'un bouclier souple tenu par un policier, sous la protection armée puisqu'il y a aura un ou plusieurs personnels de police ou de gendarmerie qui pourront riposter si un tireur isolé prenait le groupe d'extraction comme cible."