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Les propriétaires d'une "ferme de l'horreur" à Migné-Auxances condamnées pour maltraitance animale

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Par France Bleu Poitou, France Bleu

Ce mardi 13 octobre, le tribunal correctionnel de Poitiers a jugé deux femmes pour des faits de maltraitance animale. La propriétaire de la ferme et sa fille ont été condamnées. Des animaux morts et d'autres affamés ou assoiffés avaient été retrouvés morts en janvier 2019 à Migné-Auxances.

Le palais de justice de Poitiers
Le palais de justice de Poitiers © Radio France - Baudouin Calenge

Un chien, deux cochons, un lapin retrouvés morts, des chats, des poneys et des oies maltraités. Les faits remontent à janvier 2019 à Migné Auxances dans la Vienne. Le SPA, secours et protection des animaux, de Poitiers avait alerté les autorités après un signalement des voisins. Les deux suspectes, propriétaires de la ferme, sont une mère et sa fille de 55 et 29 ans. Elles ne sont pas venus au procès mais les associations de protection des animaux sont elles montées au créneau.

Une ferme de l'horreur

Toutes les associations qui se sont portées partie civile, la SPA nationale, la fondation Brigitte Bardot, le SPA de Poitiers et l'association Équipaix, qui pris en charge les poneys, ont pointé l'horreur et la cruauté des maltraitances infligées aux animaux. À l'audience, l'énoncé des sévices a été, en effet, assez impressionnant.

Les animaux encore en vie étaient affamés, assoiffés et surtout vivaient dans des conditions ignobles. Par exemple, le SPA de Poitiers a récupéré un lézard à langue bleu dans un terrarium. Sauf que la litière n'avait pas été changée depuis au moins un an. Les trois poneys avaient des vers. Les canards et les oies étaient dans une cours pleine de déchets, avec notamment un lavabo et un micro onde par terre. Il y avait aussi des cadavres d'animaux comme deux cochons et un chien.

Les associations ont donc demandé et obtenu des dommages et intérêts, notamment pour le remboursement de la prise en charge des animaux encore vivant. Ça va aussi permettre de faire avancer d'autres procédures judiciaires de maltraitance animale.

Une interdiction définitive d'avoir un animal

La mère et la fille ont été reconnues coupables de tous les chefs d'inculpation. En plus de dommages et intérêts aux associations, la mère écope de 3 amendes pour ne pas avoir fait enlever les animaux morts. La fille, en plus coupable d'abandon volontaire d'animaux, a 3 mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d'avoir un animal. Elle a aussi six amendes pour ne pas avoir fait venir l'équarrisseur pour emporter les animaux morts elle aussi.

Une audience sans les prévenues

Ce mardi 13 octobre, la salle d'audience numéro 1 du palais de justice était bien vide. D'une part à cause des restrictions dues au covid-19. Mais aussi parce que les accusées ne sont pas venues au procès. L'avocate de la fondation Brigitte Bardot a taclé cette absence. En parlant des faits elle a raillé : "l'assumer dans le cadre d'une audience publique, c'est plus difficile."

Les seuls moments où les prévenues se sont exprimées, c'est quand la présidente du tribunal a lu leur déposition, enregistrée pendant l'enquête. C'est comme cela qu'on apprend que la fille a pourtant un bac spécialisée dans la vente en animalerie, et que le projet de ferme pédagogique qu'elle avait n'a pas abouti parce que des amis impliqués dans le projet l'auraient lâchée.

Les enfants qui l'auraient visité auraient surtout découvert l'horreur." - Me Ménard, avocate de SPA Poitiers.

Elle s'est retrouvée sans travail, au RSA, à devoir s'occuper de beaucoup trop d'animaux. Pour l'avocate du SPA Poitiers de toute façons "les enfants qui l'auraient visité auraient surtout découvert l'horreur." 

Le procureur a, lui, évoqué plus largement une "misère absolue". Plus que les animaux, c'est toute la maison qui était un peu à l'abandon. Pour la fille, toujours dans la déposition, sa mère a baissé les bras depuis longtemps. La fille était elle-même absente depuis trois semaines, car trop impliquée dans le mouvement des gilets jaunes. Ces réponses, rapportées, ont surtout été trop maigres.

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