Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les protecteurs des oiseaux volent dans les plumes des gendarmes à Nîmes

-
Par , France Bleu Gard Lozère
Nîmes, France

Les travaux de rénovation de la caserne de gendarmerie mobile de Nîmes ont entraîné, selon les protecteurs des oiseaux, la destruction de 30 à 40 nids d'hirondelles rustisques, une espèce protégée

Les nids artificiels pourraient constituer une bonne solution alternative selon les protecteurs des oiseaux
Les nids artificiels pourraient constituer une bonne solution alternative selon les protecteurs des oiseaux © Radio France - Herve Sallafranque

Les protecteurs des oiseaux volent dans les plumes des gendarmes ! Le COGARD (Centre Ornithologique du Gard) ne décolère pas après les travaux de rénovation de la caserne de gendarmerie mobile de Nîmes.

Ces travaux de ravalement des façades de trois bâtiments ont entraîné, selon eux, la destruction de 30 à 40 nids d'hirondelles rustiques (hirundo rustica), une espèce protégée qui avait pris pour habitude de nicher dans les loggias des appartements de fonction des militaires.

Le chantier a débuté en septembre dernier et il se poursuit encore. Et il tombe en pleine période de nidification, qui va de mars à septembre. Près de 150 oisillons seraient ainsi menacés.

Plainte pour destruction d'une espèce protégée

Les protecteurs des oiseaux ont multiplié les courriers auprès de l'administration ou encore des autorités militaires. En vain. Ils ont fini par écrire au procureur de la République pour déposer une plainte contre X pour "destruction d'une espèce protégée".

"Impossible de se faire entendre autrement" déplore Christian Hubert, membre du COGARD. "Nous souhaiterions simplement dialoguer" , poursuit son épouse Evelyne, "mais nous avons le sentiment de nous heurter à un mur. Nous aimerions pouvoir expliquer qu'il existe des solutions alternatives, comme par exemple l'utilisation de nids artificiels. Nous voudrions aussi que les travaux soient stoppés et qu'ils ne reprennent qu'après septembre, en dehors du cycle biologique de reproduction".

Enquête en cours

Un arrêté préfectoral autorisait la destruction de 12 nids vides sur une période de six jours seulement, du 28 avril au 6 mai. Mais les travaux se sont poursuivis malgré tout.

Les responsables de la gendarmerie et la préfecture du Gard n'ont pas souhaité s'exprimer sur ce sujet. Les autorités précisent simplement qu'il ne peut pas y avoir de communication puisque l'enquête est toujours en cours après le dépôt de plainte des protecteurs des oiseaux.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess