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Faits divers – Justice

Décision attendue des Prud’hommes d'Arles dans le dossier des travailleurs marocains détachés

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Par , France Bleu Vaucluse, France Bleu Provence

Après deux ans de procédure, le Conseil des Prud’hommes d'Arles doit rendre son jugement jeudi après-midi dans le dossier des cinq travailleurs détachés marocains qui ont attaqué leurs employeurs. Ils ont travaillé dans huit entreprises agricoles du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du Gard.

L'union locale de la CGT d'Avignon reçoit les travailleurs marocains pour monter leur dossier
L'union locale de la CGT d'Avignon reçoit les travailleurs marocains pour monter leur dossier © Maxppp - .

Vaucluse, France

Le Conseil des Prud’hommes d'Arles doit rendre son délibéré ce jeudi après-midi dans l'affaire qui oppose cinq travailleurs détachés marocains, à une société d’intérim et à huit entreprises de conditionnement agricole de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du Gard. 

La CGT de Vaucluse et le PCF parlent d’esclavage moderne

Ces cinq marocains, trois femmes et deux hommes, ont attaqué en 2017 leurs anciens employeurs et la boite d'intérim espagnole, qui les avait placés en France, pour infraction au Droit du travail. Pendant des années, ils auraient travaillé dans des conditions indignes pour des entreprises d'emballage et de distribution de fruits et légumes, en Vaucluse, dans les Bouches-du-Rhône et dans le Gard. La CGT et le parti communiste, qui les soutiennent depuis le début, parlent même "d'esclavage moderne". Ils n'avaient pas de jours de repos, ni d'équipement de sécurité sur leur lieu de travail, ils étaient payés à des salaires inférieurs au SMIC. Certains ont été victimes de harcèlement moral, d'autres de harcèlement physique. Leur voiture servait de logement. 

Ces cinq travailleurs âgés de 36 à 48 ans qui avaient pourtant le statut de travailleurs agricoles détachés ont été envoyés en France via une société d’intérim espagnol dont le siège social est à Avignon. Cette dernière se défend en expliquant avoir appliqué le code du travail espagnol et non français. Certains mois d’été, ces employés marocains auraient travaillé jusqu'à 260 heures. 

Leur avocat demande une requalification de leur contrat de travail en CDI, ainsi que le versement de 13 800 euros de rappels sur salaires, et plus de 43 000 euros d'indemnités et de dommages et intérêts.  La CGT a saisi les préfets de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, pour qu'ils accordent des cartes de travail à trois d'entre eux afin de leur permettre de sortir de leur statut de travailleurs détachés espagnols.