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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les réactions après les violences lors de la manifestation des Gilets Jaunes à Paris

samedi 16 mars 2019 à 20:07 - Mis à jour le dimanche 17 mars 2019 à 11:48 Par Aurore Jarnoux, France Bleu

Des scènes de chaos en plein Paris : on n'avait plus vu ça depuis le mois de décembre. Ce 18e samedi de mobilisation des Gilets Jaunes a été particulièrement violent. De nombreuses personnalités, notamment politiques, ont réagi.

Des commerces ont été incendiés ce samedi 16 mars à Paris.
Des commerces ont été incendiés ce samedi 16 mars à Paris. © Maxppp - Julien Mattia

Paris, France

"Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices" : ces mots sont signés Emmanuel Macron. Ce samedi soir, le chef de l'État s'est rendu à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, après avoir écourté son séjour dans les Pyrénées. Des violences ont émaillé la manifestation des Gilets Jaunes pour leur 18e week-end de mobilisation. Aux abords des Champs-Élysées, des magasins et des restaurants ont été pillés et incendiés, une banque est partie en fumée, des barricades ont été brûlées. Les images sont impressionnantes.

Emmanuel Macron dit vouloir prendre "des décisions fortes, complémentaires" pour que ces violences "n'adviennent plus".  D'après le président, "beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas".

Je crois que nous devons maintenant en tirer toutes les conséquences et le comprendre collectivement, et prendre des décisions claires, fermes, pour que ça ne se reproduise plus."- Emmanuel Macron

Pour le Premier ministre, Edouard Philippe, "les actes qui ont été commis [...] ne sont pas le fait de manifestants. Ils sont _le fait de casseurs, de pillards, d'incendiaires, de criminels_."

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, condamne également avec fermeté "les insupportables exactions commises". Pour son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, il s'agit "probablement de la journée la plus violente qu'on ait connue depuis le début des mobilisations".

Les Républicains dénoncent "l'impuissance de l'État"

François-Xavier Bellamy, la tête de liste des Républicains pour les prochaines élections européennes, a lui aussi réagi en marge du Conseil national du parti qui se tenait à Lyon. Pour lui, il est urgent de "mettre fin à l'impuissance de l'Etat. Il est inacceptable de voir que le gouvernement n'arrive pas à maintenir l'ordre dans notre pays".

Le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, s'en prend lui au ministre de l'Intérieur. Il demande à Christophe Castaner de "faire son travail, que le gouvernement assume sa mission". 

Le Comité Champs-Élysées demande à être reçu à Matignon

Le Comité Champs-Élysées, organisme réunissant magasins, restaurants et musées de la célèbre avenue parisienne, dénonce samedi soir dans un communiqué "les saccages indignes perpétrés par les groupes violents". Selon les commerçants, 80 enseignes ont été touchées, dont une vingtaine pillées et incendiées. 

La mise en danger de la vie d’autrui et la mise à mal des commerces, notamment sur l’avenue des Champs-Élysées, sont inacceptables." - Communiqué du Comité des Champs-Élysées

Le président du Comité réclame un rendez-vous avec le Premier ministre, Édouard Philippe.