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Faits divers – Justice

Les réactions en Touraine à la fermeture du centre de déradicalisation de Pontourny

vendredi 28 juillet 2017 à 20:32 Par Fabien Fourel, France Bleu Touraine

Le seul centre de déradicalisation en France, installé à Beaumont-en-Véron, près de Chinon, est officiellement fermé. L'expérience aura durée moins de dix mois et elle suscite de nombreuses réactions.

Portail d'entrée du centre de Pontourny
Portail d'entrée du centre de Pontourny © Radio France - Morad Djabari

Pontourny, Beaumont-en-Véron, France

Pontourny n'est plus. L'unique centre de déradicalisation de France ferme annonce le ministère de l'intérieur. Il avait une capacité de 25 personnes. Censé accueillir des gens volontaires pour se déradicaliser, il aura reçu neuf personnes en tout et pour tout, et il n'accueille plus aucun pensionnaire depuis février.

"L'expérience ne s'est pas révélée concluante", déclare le ministère dans un communiqué. "L'expérimentation d'un centre d'accueil ouvert, fonctionnant sur la base du volontariat, a montré ses limites.

C'est aussi ce que pense le préfet d'Indre et Loire, Louis le Franc

La difficulté c'était de trouver des volontaires pour intégrer une structure comme ça sur six à dix mois. Le vivier potentiel existe mais le vivier des volontaires n'existe pas."

Ecoutez la réaction du préfet d'Indre et Loire, Louis le Franc

Le projet avait été critiqué dès sa création, en septembre 2016, par beaucoup d'élus locaux et par quelques habitants inquiets. Laurent Baumel, ancien député PS d'Indre et Loire fait parti de ceux qui avaient émis des doutes.

La leçon qu'il faut tirer c'est que soit vous avez des gens qui sont dangereux et dans ce cas là il faut des centres fermés, quelque chose de beaucoup plus proche du pénal, soit vous avez des gens qui sont dans des phases précoces et à ce moment là il faut un traitement dans la proximité avec le milieu associatif."

Ecoutez Laurent Baumel, ancien député PS d'Indre et Loire qui a suivi le projet

Chez les habitants en tout cas c'est le soulagement qui prédomine. Annie habite à 300 mètres de Pontourny, elle avait tout simplement peur.

On nous disait qu'ils prenaient toutes les précautions pour qu'il n'y ai pas d'individus violents et on s'est aperçu que le tri n'était pas fait."

Ecoutez Annie, qui habite à 300 mètres de Pontourny

Maintenant, une concertation va être lancé et le préfet va organiser l'avenir de Pontourny, mais il promet que ce sera en totale concertation avec les riverains.

Ecoutez le reportage