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Les recherches dans le lac du Salagou s'arrêtent, plus aucun espoir de retrouver le couple disparu vivant

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Par , France Bleu Hérault

Après 48 heures de recherches, pompiers et gendarmes n'ont plus d'espoir de retrouver vivant le couple disparu samedi au lac du Salagou (Hérault). Les recherches s'arrêtent.

Il n'y a plus d'espoir de retrouver le couple vivant
Il n'y a plus d'espoir de retrouver le couple vivant © Radio France - Sophie Delpont

Au lac du Salagou, les recherches ont été arrêtées lundi soir à 17h30 pour tenter de retrouver en vie un couple porté disparus depuis samedi soir.  Un homme de 29 ans et sa femme de 23 ans, tous les deux habitants de Montpellier et d'origine afghane, étaient partis en canot pneumatique vers 17h et n'ont plus donné signe de vie depuis. Ils étaient venus se baigner au lac du Salagou en compagnie d'un couple d'amis venus leur rendre visite dans la région. 

"Il savait nager, il a sans doute voulu sauver sa femme."

Le couple est parti à bord d'un canot pneumatique. Selon son ami qui a donné l'alerte, le jeune homme de 29 ans a pu mourir en voulant la sauver. "Le bateau s'est éloigné et comme sa femme ne savait pas nager, il a peut-être coulé. Lui savait nager, il était sportif, mais sa femme devait être en danger et il a voulu la secourir". 

Avec l'arrêt des recherche, Zied 36 ans, est effondré. "Je suis triste, il était comme mon frère." Il a voulu y croire encore jusqu'à la dernière seconde des recherches, regardant passer les plongeurs, les bateaux et les maîtres chiens. Zied attend que l'on retrouve les corps pour pouvoir les faire parvenir à leur familles.  

Reportage de Sophie Delpont

Zied, l'ami du couple
Zied, l'ami du couple © Radio France - Sophie Delpont

"Nous continuerons les recherches pour trouver les corps avec un drone et des patrouilles."

Car pour les gendarmes, il n'y a maintenant plus d'espoir de les retrouver vivants. "Nous avons mis en place un sondeur à balayage qui a parcouru 22 km sur le lac, les plongeurs ont plongé à de multiples reprises. Malheureusement, n'ayant retrouvé, les recherches se sont arrêtées. Nous continuerons de manière plus classique autour du lac avec un drone et des patrouilles. On a retrouvé ce qui servait de pagaie, mais pas l’embarcation, les conditions météo étaient mauvaises, on pense qu'ils ont voulu revenir vers le rivage et qu'ils n'ont pas pu revenir" explique le capitaine de gendarmerie Hugues Perreau responsable des opérations de sauvetage. Il rappelle que le lac présente des profondeurs très différentes, allant de quelques mètres à plus de 50 mètres. Il y a des arbres au fond, des vignes et une route aussi en plein milieu. C'est le cas depuis la création du lac artificiel, ajoute Hugues Perreau. Ces objets qui sont restés au fond peuvent accrocher des objets. Certains corps peuvent rester piégés au fond longtemps. Parfois plusieurs jours. Parfois plus longtemps encore, déclare le capitaine de gendarmerie. 

le capitaine de gendarmerie Hugues Perreau

"Il faudrait nettoyer ce lac, il y a trop d'algues, c'est très dangereux."

Ce drame ne surprend pas Paul, ancien pompier à la retraite. Pour lui, il faut absolument nettoyer le lac du Salagou dont les dangers sont souvent sous-estimés. "A deux mètres de fond, on n'y voit pas, y a trop d'algues, elles accrochent, elles font trois mètres de haut, elles vous attrapent, c'est très dangereux. Moi-même en bateau je n'y vais plus. Il faut nettoyer le lac, il faudrait le vider pour racler le bord. Rien n'a été fait depuis sa création. C'est catastrophique." 

Paul, ancien pompier à la retraite

Rencontrée hier au bord du lac, Catherine, 64 ans, habitante de Clermont-l'Hérault, pense aussi que ce lac est dangereux, elle se souvient que, prise de panique dans ce lac elle a failli mourir en amenant avec elle le jeune homme qui avait plongé pour la sauver. "J'ai voulu traverser et je me suis attrapée la jambe avec une corde, je n'arrivais plus à sortir, je descendais, je remontais, et je redescendais. Un jeune homme est venu me secourir. Je savais pourtant nager. Il faut faire attention."

Catherine a failli se noyer quand elle avait 16 ans

La patrouille équestre va poursuivre les recherches pour retrouver les corps
La patrouille équestre va poursuivre les recherches pour retrouver les corps © Radio France - Sophie Delpont
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