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Faits divers – Justice

La justice ordonne sous quatre mois l'expulsion de familles installées dans des conditions insalubres à La Riche

mardi 3 juillet 2018 à 16:14 Par Théophile Pedrola, France Bleu Touraine

La justice a ordonné l'expulsion des familles de bulgares installées aux Îles Noires, à La Riche. Elles ont quatre mois pour partir. Certaines étaient là depuis dix ans.

Image d'illustration Camp de Roms
Image d'illustration Camp de Roms - © Maxppp - PQR/Le Parisien

Indre-et-Loire, France

Le tribunal de Grande Instance de Tours avait commencé a examiner le 19 juin 2018 le sort de cinq familles bulgares, installées sur un terrain des Iles Noires à la Riche. Le terrain appartient à la Métropole de Tours qui souhaite réaménager ce quartier. Le juge des référés a rendu son verdict le mardi 3 juillet : la justice ordonne l'expulsion de la quarantaine de personnes concernées, mais accorde un délai de quatre avant la mise à exécution de cette décision.

Pour Maître Christophe Moysan, qui défend les familles bulgares, c'est presque la meilleure décision qui pouvait être prise : "Depuis le mois de novembre, la mairie de la Riche renvoie la balle à la préfecture d'Indre-et-Loire mais l'état n'a rien fait, donc la justice dit "maintenant ça suffit, on vous donne quatre mois pour trouver une solution". A l'évidence, ils ne peuvent pas rester dans la situation dans laquelle ils sont depuis dix ans : c'est dangereux, c'est insalubre, c'est inadmissible, c'est inhumain. _Le tribunal dit à Madame la Préfète qu'il faut trouver des solutions et qu'on ne peut pas envoyer les bulldozers et les laisser sur le trottoir en disant débrouillez-vous_. On verra dans quatre mois ce qui aura été fait".

Ces familles bulgares, vivant sous le seuil de pauvreté, sont installées là depuis plusieurs mois, voire plusieurs années pour certaines. Elles vivent dans des baraquements insalubres, sans eau, ni électricité, au milieu des détritus, tout près des jardins ouvriers situés en bord de Loire. Le campement compte plusieurs enfants dont certains sont scolarisés.