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Les sauveteurs s'inquiètent de la hausse des accidents en mer en Loire-Atlantique et en Vendée

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Avec deux personnes mortes noyées en deux jours en Vendée et de nombreuses interventions sur le littoral de Loire-Atlantique, les sauveteurs craignent une recrudescence des noyades cette année pour plusieurs raisons.

La plage de la Terrière à la Tranche-sur-mer est considérée comme "à risques" par les sauveteurs, parmi d'autres plages La plage de la Terrière à la Tranche-sur-mer est considérée comme "à risques" par les sauveteurs, parmi d'autres plages
La plage de la Terrière à la Tranche-sur-mer est considérée comme "à risques" par les sauveteurs, parmi d'autres plages © Radio France - Pascal Roche

Deux personnes sont mortes noyées en Vendée mardi et mercredi. Une femme de 69 ans a été emportée par le courant à Jard-sur-mer, et un homme de 68 ans a été sorti de l'eau inanimé à Saint-Hilaire-de-Riez. Face à ces deux accidents et à la hausse du nombre de baigneurs secourus au large ces derniers jours, les sauveteurs sont inquiets. 

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Le risque particulièrement important cette année

La pandémie de Covid-19 renforce l'inquiétude des sauveteurs en mer pour plusieurs raisons. La reprise brutale de l'activité physique après trois mois de confinement augmente le risque de défaillance des muscles et en particulier du cœur. Ce mercredi encore, les sauveteurs ont dû porter secours à plusieurs baigneurs emportés au large, incapables de revenir sur la plage.  

Mais le déconfinement rime aussi avec le relâchement. L'envie de liberté pousse parfois les baigneurs peu entraînés à se jeter à l'eau. Sauf que la mer est encore froide (environ 19 degrés en ce moment) alors que dehors il fait très chaud (autour de 30 degrés ces derniers jours). Le risque d'hydrocution augmente donc automatiquement. 

Et puis ce qui attire également l'attention des sauveteurs, ce sont les jeunes, plus nombreux sur les plages cette année avec la fermeture des écoles et des universités. "De par leur âge, ils sont plus imprudents, se lancent des défis risqués", affirme un secouriste. Ils font donc l'objet d'une surveillance toute particulière. 

Certaines plages jugées plus risquées que d'autres

Les membres de la Société nationale du sauvetage en mer et les CRS nageurs-sauveteurs sont vigilants sur toutes les plages qui sont sous leur responsabilité. En revanche, ils redoublent d'attention sur certaines plages qu'ils considèrent comme "à risques". En Loire-Atlantique, ce sont les plages de la Côte Sauvage qui sont jugées les plus dangereuses. Il y a énormément de rochers et en fonction des marées, ils sont très peu visibles. Quand les baigneurs se rendent compte de leurs présences, il est bien souvent trop tard.   

Viennent ensuite les plages de la Govelle et Valentin à Batz-sur-mer. Elles sont très prisées des surfers, car les vagues y sont bien souvent très belles, mais là aussi, il y a beaucoup de rochers et certains se blessent.  

Sur le littoral vendéen, les sauveteurs sont tout particulièrement attentifs sur la plage de Tanchet aux Sables-d'Olonne, mais aussi sur la plage des Conches à Longeville-sur-mer ainsi que sur la plage du Veillon à Talmont-Saint-Hilaire. Là-bas, en plus des rochers, c'est le fond de l'océan qui pose problème. Il s’affaisse brutalement et forme donc la houle qui parfois surprend les baigneurs.

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