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Faits divers – Justice

Les scellés levés à l'école de l'Angélus, dans le Cher

lundi 14 mai 2018 à 5:03 Par Adèle Bossard, France Bleu Berry

Nouvel épisode dans l'affaire de l'école de l'Angélus à Presly dans le Cher. Les scellés, posés sur cette école depuis le 2 juin 2017, ont été récemment levés. Une association espère toujours ouvrir une nouvelle école hors contrat dès la rentrée dans les locaux.

L'école de l'Angélus est fermée depuis le 2 juin 2017.
L'école de l'Angélus est fermée depuis le 2 juin 2017. © Maxppp - PARA Stéphanie

Presly, France

Les scellés posés sur l'entrée de l'école de l'Angélus à Presly dans le Cher ont été levés. L'Angélus, c'est cette école privée catholique, hors contrat, qui a été fermée le 2 juin 2017 par décision de justice. Le directeur de l'école de l'époque, l'Abbé Spinoza, est mis en examen pour "violences habituelles, travail forcé et travail dissimulé". L'école, qui accueillait une centaine d'enfants du primaire à la terminale, n'a pas rouvert depuis juin dernier et des scellés avaient été posés sur le portail d'entrée.

Ces scellés ont finalement été levés par une ordonnance de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bourges, qui a rendu sa décision le 22 février dernier. Le texte précise qu'un maintien des scellés serait "susceptible de s'analyser en une fermeture judiciaire, laquelle n'est pas prévue par les textes applicables en l'espèce". Pour la chambre de l'instruction, "la restitution du bâtiment (...) ne ferait obstacle ni au bon déroulement, ni à l'efficacité des opérations d'expertises et donc ne saurait entraver la manifestation de la vérité". De plus, la plupart des documents nécessaires à l'enquête ont déjà été saisis.

Une nouvelle école toujours en projet

Cette levée des scellés signifie donc une restitution des bâtiments, effective depuis fin mars. "Ça a permis de mettre un pied dans l'immeuble, tout simplement, résume Maître Ludivine Lamoure, avocate de l'ancien directeur et de l'association qui gérait l'Angélus. Ça permet que le propriétaire légitime puisse disposer de son bien comme la loi l'y autorise. _Donc de pouvoir laisser accès à une autre association pour créer une autre école_."

C'était justement l'enjeu pour l'Association populaire d'éducation de l'institut saint-Gabriel de Presly, association qui veut relancer une nouvelle école catholique hors contrat dans les locaux de l'Angélus. Son président, Eric Lougnon, a pu réinvestir les lieux, mais il estime que la levée des scellés est intervenue trop tard

"Il y a une différence de taille en termes de date entre la décision de levée des scellés le 22 février, et la levée effective de ces scellés, le 28 mars, pointe-t-il. Dans ce délai de près d'un mois, il y a eu des températures négatives à Presly et, à notre entrée dans les lieux, nous avons constaté des dégâts dus au gel. Une vingtaine de radiateurs sont endommagés. Il y a eu aussi des fuites d'eau qui ont endommagé un laboratoire de physique situé en sous-sol. _Les dégâts dus au gel auraient pu être évité si l'ordre de la cour d'appel avait été exécuté en temps et en heure_"

Extrait des constatations par huissier des locaux. - Aucun(e)
Extrait des constatations par huissier des locaux. - DR

La justice justifie ce délai d'un mois environ par des contingences matérielles. Eric Lougnon estime de son côté le préjudice à 20 000 euros et dit vouloir porter plainte pour réparation. Il espère tout de même pouvoir ouvrir son école dès la rentrée prochaine. "Le dossier est déposé, il n'y a aucune raison pour qu'il n'y ait pas d'école qui ouvre à la rentrée" affirme également Maître Lamoure.