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Faits divers - Justice

Les seize "black blocs" interpellés au Bouscat, mis en examen à Bordeaux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Les seize "black blocs" interpellés samedi, et soupçonnés d'avoir voulu s'en prendre aux forces de l'ordre, ont été mis en examen au terme des 48h de garde à vue. Ils nient être les propriétaires des produits chimiques, bouchons cloutés et masques et gants saisis.

Les seize "black blocs" interpellés samedi par la police, nient être les propriétaires des objets retrouvés
Les seize "black blocs" interpellés samedi par la police, nient être les propriétaires des objets retrouvés © Maxppp - Alexis Sciard

Le Bouscat, France

Dans un communiqué, le parquet de Bordeaux indique que les "dix hommes et six femmes âgés de 19 à 45 ans, proches de la mouvance black blocs", ont été mis en examen lundi, des chefs de dégradation commises en réunion et d'association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Trois ont été placés en détention provisoire,  treize ont fait l'objet d'un contrôle judiciaire strict (avec interdiction de participer à des manifestations et de sortie du territoire). Un dernier a sollicité un débat différé pour préparer sa défense.

Ils nient avoir voulu s'en prendre aux forces de l'ordre

Au cours de leur garde à vue, les seize personnes ont reconnu qu'elles s'étaient retrouvés dans un maison du Bouscat, louée par AirBnB, en vue de la manifestation de samedi après-midi à Bordeaux contre la précarité et la réforme des retraites. Mais "aucun ne revendique la propriété des objets retrouvés lors de la perquisitions : des gants, des masques, de bouchons équipés de clous pour crever les pneus des véhicules des forces de l'ordre, des mèches et boules d'aluminium pour réaliser des cocktails molotov".

Cinq d'entre eux déjà connus de la justice

Le parquet de Bordeaux précise également que cinq d'entre eux sont déjà connus de la justice. L'un d'eux a été condamné à Bordeaux en mars dernier pour participation à un attroupement avec arme et dissimulation du visage. Un autre a été condamné à Metz pour trafic de stupéfiant et violences avec arme à Quimper. Un troisième compte 14 condamnations entre 2004 et 2013, dont une condamnation par la cour d'assises de la Haute Garonne pour vol à main armée. Le quatrième a été condamné à 7 reprises entre 2006 et 2013 pour des faits de vol avec violences, extorsion, vol en réunion à Paris Evry ou Privas. Le dernier compte 4 condamnations entre 2002 et 2013, notamment pour conduite en état d'ivresse.

Rapprochement avec l'envoi de courriers menaçants à des CRS la semaine passée

C'est dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 décembre vers 3h du matin que l'alerte a été donnée. Les policiers du Bouscat ont découvert des inscriptions "ACAB" (All Cops Are Bastards) sur des murs de la ville avec de la peinture encore fraîche. Un rapprochement a été fait avec la maison louée par les seize personnes au Bouscat (venant de toute la France), et l'envoi de plusieurs courriers anonymes adressés à des CRS menaçant la vie de ces policiers et de leurs familles.

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