Faits divers – Justice

Les spécialistes ardéchois et drômois du transport s'interrogent sur l'embrasement de l'autocar en Gironde

Par Charlotte Coutard, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 23 octobre 2015 à 19:11

Les rescapés ont été pris en charge par les secours.
Les rescapés ont été pris en charge par les secours. © Radio France - Radio France

Une quarantaine de personnes sont mortes ce vendredi matin en Gironde, dans un terrible accident. Un autocar et un camion se sont percutés et ont pris feu. Les professionnels du transport de l'Ardèche et de la Drôme sont surpris : un autocar ne doit pas prendre feu aussi vite.

C'est l'accident de la route le plus meurtrier depuis 33 ans, depuis le drame de Beaune en Côte d'Or en 1982. Un autocar et un camion se sont percutés ce vendredi matin en Gironde, à Puisseguin près de Libourne. Les deux véhicules ont pris feu aussitôt après le choc. Le bilan est très lourd : 43 morts et 4 blessés grave, deux dans un état critique.

Pris au piège dans l'autocar

Le choc s'est produit quelques minutes seulement après le départ du car de Petit-Palais-Cornemps, avec à son bord une cinquantaine de personnes, essentiellement des retraités, qui se rendaient dans les Pyrénées-Atlantiques pour une excursion sur la commune d'Arzacq. La plupart ont été brûlés vifs, pris au piège dans l'autocar. Dans le camion, le corps d'un enfant de trois ans a été retrouvé à coté du chauffeur, son fils. Tous les deux sont morts, ils étaient originaires de l'Orne.

Un car n'est pas censé s'enflammer aussi vite

Depuis l'accident, une question se pose : comment l'autocar a t-il pu s'embraser aussi vite, ne laissant aucune chance aux passagers ? Du côté des professionnels de la Drôme et de l'Ardèche, c'est l'incompréhension, car un car n'est pas censé prendre feu aussi facilement. Les tissus des sièges et des rideaux sont *_ignifugés : ils sont en théorie plus difficile à enflammer. Et pour limiter encore plus le risque d'incendie, les cars sont équipés de vannes, qui doivent ***_éviter la propagation de carburants** en cas d'accident.  Jean-Marie Malossane travaille pour l'autocariste Ginhoux à Aubenas. Ce chauffeur expérimenté s'interroge également sur la rapidité à laquelle le bus a pris feu :

Jean-Marie Malossane.

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